Le MR Charles Michel, nommé informateur, a entamé sa mission

Charles Michel reçu par le Roi, va-t-il succéder à Bart De Wever?
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Charles Michel reçu par le Roi, va-t-il succéder à Bart De Wever? - © Tous droits réservés

A peine nommé informateur par le Roi ce vendredi midi, Charles Michel a entamé sa mission et examine "les formules possibles en vue de former un gouvernement", a annoncé dans un communiqué le président du MR. Il rencontrera samedi le Premier ministre Elio Di Rupo ainsi que les partenaires sociaux, a-t-il précisé. Celui qui succède à Bart De Wever a jusqu'au 4 juillet pour remettre son rapport.

Ces rencontres se dérouleront à la présidence de la Chambre, selon un agenda qui devait être annoncé vendredi en fin d'après-midi.

Charles Michel, qui préside le Mouvement Réformateur (MR), a été désigné informateur vendredi en début d'après-midi, deux jours après que l'ex-informateur, le président de la N-VA, Bart De Wever, eut rendu son tablier à la suite de son échec de constituer une majorité de centre-droit.

Il doit, selon le palais royal, faire "rapport au roi sur l'avancement de sa mission le vendredi 4 juillet".

Charles Michel pourra-t-il convaincre rapidement?

On peut imaginer que l'ambition de l'informateur sera de tenter un projet de coalition de centre-droit même si après le refus du cdH de s'allier avec la N-VA, le CD&V et le MR, ces possibilités se sont réduites.

Il reste la formule avec le MR comme seul parti francophone. Elle n'est pas évidente à plusieurs titres. Le MR serait fort exposé au parlement où il ferait face à cinq formations francophones dans l'opposition. Par ailleurs, le retour de l'Open Vld, arithmétiquement nécessaire, ne ferait pas les affaires du CD&V. Or, les libéraux flamands exigeraient également une participation au gouvernement flamand. Mais on sait également que certains au MR rêvent de tripartite à tous les échelons de pouvoir.

Cependant, PS et cdH (et FDF à Bruxelles) n'entendent pas revenir sur leur décision de négocier entre eux les gouvernements wallon, bruxellois et de la Fédération Wallonie-Bruxelles autour de projets "progressistes". Et la tripartite n'a pas la cote en Flandre où la N-VA est le grand vainqueur des élections.

Bart De Wever sceptique

Le président de la N-VA Bart De Wever s'est montré critique vendredi face à la désignation de son homologue du MR, Charles Michel. Il a affirmé, lors d'une interview à la télévision régionale anversoise ATV, craindre que les libéraux francophones optent pour une tripartite, et donc pour un gouvernement écartant les nationalistes flamands. "J'ai des doutes quant à ce que cela soit possible", a toutefois ajouté Bart De Wever.

"J'ai compris que le MR souhaite la tripartite classique. C'est pour nous une mauvaise nouvelle car cela signifie que l'on veut former un gouvernement sans la N-VA", a dit M. De Wever. Selon lui, l'électeur flamand a "choisi tout autrement" lors des élections du 25 mai. "Je pense que cela (ce choix, ndlr) doit être respecté", a-t-il ajouté. Il a assuré que la N-VA était "prête à aller au charbon et à former un gouvernement qui fait ce qui doit être fait et non un gouvernement qui ne fait rien".

Quoi qu'il en soit, la mission dont le roi a chargé l'informateur vise à interroger les éventuels partenaires sur tous les scénarii possibles. Alors que l'ambition du chef de l’État était d'avancer selon un rythme rapide, plus rien dans le communiqué n'y fait référence.

Il faut dire qu'après l'échec de la précédente mission, le spectre de la crise est de retour et les dernières heures ont servi à temporiser la situation.

RTBF

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