Le monde associatif dénonce la politique migratoire répressive du gouvernement

Le monde associatif dénonce la politique migratoire répressive du gouvernement
Le monde associatif dénonce la politique migratoire répressive du gouvernement - © Belga

Le CIRé, Jesuit Refugee Service Belgium (JRS), la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) ainsi que le Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie (Mrax) dénoncent la volonté du gouvernement fédéral de construire trois nouveaux centres fermés afin de doubler la capacité de détention en Belgique d'ici 2021.

"Cette décision démontre une nouvelle fois que la politique migratoire du gouvernement fédéral est construite sur un seul pilier: la répression", se lamentent les associations dans un communiqué commun diffusé mardi.

Le Conseil des ministres extraordinaire de dimanche consacré à la sécurité et à la justice a arrêté 28 mesures, parmi lesquelles une extension de la capacité des centres fermés pour le "retour forcé" des personnes en séjour illégal qui doit passer de 600 à 1066 places d'ici 2021. "Bien que la Belgique y recoure depuis plus de 25 ans, la détention administrative n'a jamais été un outil efficace dans la gestion des flux migratoires", dénoncent les quatre associations, qui ajoutent que cette politique s'avère par ailleurs particulièrement coûteuse.

"Les dizaines de millions d'euros obtenus par Theo Francken pour financer cette décision inutile auraient pu être utilisées pour mettre sur pied une véritable politique migratoire, centrée sur (...) l'accueil et l'intégration."

Le CIRé, JRS, la LDH et le Mrax déplorent le "discours sécuritaire et discriminatoire en matière d'asile et de migration" du secrétaire d'Etat Theo Francken, qui "alimente la confusion entre migrants, sans-papiers et criminels". 

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