Le marché immobilier belge s'envole après 2 mois de confinement

Le marché immobilier belge rattrape le temps perdu
Le marché immobilier belge rattrape le temps perdu - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Depuis le 11 mai, le marché immobilier est de nouveau actif. Le Belge qui a dû refréner ses envies d’acheter ou de louer un nouveau logement pendant près de deux mois, se rattrape.
Un chiffre pour convaincre : sur le web, l’acteur majeur du secteur, Immoweb, a enregistré ce lundi 680.000 visites sur son site.

Marché résidentiel en grande forme

Un rapide coup de sonde chez les agents immobiliers le confirme. Courriels pour obtenir des rendez-vous, coups de fil pour des visites se suivent de façon ininterrompue chez l’un. Un autre pense même que si ce rythme se poursuit, il récupérera les 2 mois d’arrêt des activités. Bref, l’ambiance est plutôt à la fête.

Bémol pour les immeubles de rapport

Du côté des commerces, on se tâte encore. Singulièrement, un certain nombre d’immeubles Horeca vont probablement changer de mains à la suite de faillites. Mais pas dans l’immédiat. Les employeurs, eux, risquent de revoir leurs besoins à la baisse. Le télétravail a ouvert de nouvelles perspectives. Les sociétés de services n’auront peut-être plus besoin des mêmes surfaces de bureaux.

Parti pour durer

Cette ruée sur l’immobilier est partie pour durer un certain temps. Les propriétaires qui souhaitaient vendre ou mettre leur bien en location en février n’ont sans doute pas changé d’avis. D'autres se sont ajoutés entretemps. Sur certains sites web où il est possible d’estimer son logement, on a vu les simulations se multiplier. Cela indique aussi une intention persistante de se défaire de biens.

A quel prix ?

En revanche, difficile de voir si cette flambée du marché va s’accompagner de fluctuations de prix. S’il faut en croire les prévisions de BNP-Paribas-Fortis, ce ne sera guère le cas. Les analystes pensent que la récession et la hausse probable du taux des emprunts hypothécaires pourraient pousser les prix de l'immobilier vers le bas mais pas de plus de 1 ou 2%.