Le Luxembourg se joint à la demande allemande d'arrêt de Doel 3 et Tihange 2

Tout comme Doel 3, Tihange 2 est dans le viseur allemand et, désormais, luxembourgeois.
Tout comme Doel 3, Tihange 2 est dans le viseur allemand et, désormais, luxembourgeois. - © ERIC LALMAND - BELGA

La centrale nucléaire de Doel 3 a redémarré ce dimanche matin. Le réacteur s'était mis automatiquement à l'arrêt jeudi suite à un problème de logiciel qui était survenu lors d'un test de turbine.

L'indisponibilité du réacteur devait initialement durer 24 heures. Il aura donc fallu un peu plus de temps que prévu pour le redémarrer. Il devait atteindre 100% de ses capacités dans le courant de la journée.

"Doel 3 a été redémarré aux environs de 05h00 ce matin. Il sera à 100% de sa capacité dans le courant de la journée", a indiqué Geetha Keyaert, la porte-parole du fournisseur d'énergie Engie Electrabel.

Il ne s'agissait pas d'un problème technique, mais du télescopage entre un test automatique quotidien et un test manuel effectué une fois tous les quatre mois, avait expliqué la porte-parole de la centrale de Doel.

Le Luxembourg se joint à la demande allemande

Et dans le même temps, les réacteurs nucléaires belges continuent à susciter les inquiétudes de nos voisins. Le Luxembourg s'est joint à la demande allemande d'arrêter Doel 3 et Tihange 2.

Et la Belgique éprouve quelques difficultés à rassurer, notamment sur les microfissures présentes dans les cuves de ces deux réacteurs. Ce à quoi s'ajoutent les arrêts à répétition.

Le Luxembourg n'est donc toujours pas rassuré et a décidé de s'associer à la demande allemande d'arrêter temporairement l'exploitation des réacteurs nucléaires de Doel 3 et Tihange 2 tant que des questions subsisteront sur la sécurité de ces réacteurs "fissurés".

Cette inquiétude n'est pas nouvelle pour autant. En janvier déjà, la secrétaire d'État au Développement durable Camille Gira avait fait savoir que notre pays avait échoué à rassurer son voisin luxembourgeois.

Elle avait alors rencontré notre ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) et évoqué avec lui les mesures de sécurité en vigueur dans nos centrales.

Les réacteurs en question, Doel 3 et Tihange 2, ont repris du service en décembre dernier, après deux ans de fermeture.

Jusqu'ici, le gouvernement belge n'a pas réagi à ces demandes allemande et luxembourgeoise. Mais pour l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN), il n'y a pas de raisons de s'inquiéter : des normes de sécurité plus strictes sont désormais en vigueur sur les deux sites.

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