Le licenciement d'Emmanuelle Praet n'a pas été demandé par Ecolo: "Je ne laisserai plus insulter nos électeurs"

Le licenciement d'Emmanuelle Praet n'a pas été demandé par ECOLO: "Je ne laisserai plus insulter nos électeurs" (Khattabi)
Le licenciement d'Emmanuelle Praet n'a pas été demandé par ECOLO: "Je ne laisserai plus insulter nos électeurs" (Khattabi) - © Tous droits réservés

Dans un entretien accordé au Soir mercredi, la coprésidente d'Ecolo, Zakia Khattabi, assure ne pas avoir demandé ni le licenciement, ni la mise à l'écart par RTL de la chroniqueuse Emmanuelle Praet. Ce que RTL a confirmé dans un communiqué, qui explique que la chroniqueuse, déjà avertie à plusieurs reprises, avait franchi une ligne rouge. L'écologiste met en garde contre la désinformation et dénonce ses adversaires qui font de l'urgence climatique "un vulgaire enjeu électoral".

Mme Khattabi rappelle s'être contentée d'avoir envoyé un tweet en demandant que RTL corrige ce que Mme Praet avait déclaré. "J'ai participé à certaines émissions avec elle et j'ai pu voir qu'elle y venait avec des notes de briefing du MR (NDLR : contacté, le MR dit n'avoir transmis aucune note). Cela m'avait choquée. Je n'étais jamais intervenue car on connaît les origines politiques des différents chroniqueurs. Mais que l'un d'eux donne des consignes de vote aussi claires, c'est un dérapage. Et de la désinformation !", décrit l'écologiste.

Evoquant ses adversaires, dont DéFI, elle s'inquiète que "ces gens font d'un sujet fondamental une vulgaire lutte électoraliste. Et plutôt que de dire qu'ils ont compris le résultat du 14 octobre, ils pensent qu'il faut tuer Ecolo avant mai 2019".

Elle ajoute que l'argument de l'écologie punitive ne correspond à aucune réalité. "C'est un slogan du début du siècle. Aujourd'hui, la réalité des écologistes est loin de ces taxes. Et la punition, c'est la pollution de l'air et une alimentation de basse qualité."

Elle déplore depuis lors un "bashing" à l'encontre des écologistes qui "montre qu'ils n'ont rien compris à la réponse qu'il faut apporter à la crise climatique. Mais je ne laisserai insulter ni l'intelligence, ni la conscience de l'urgence climatique de nos militants et de nos électeurs."

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