Le jobsdeal va se concrétiser mais dans une version light

Charles Michel se réjouit de voir le Jobsdeal avancer
Charles Michel se réjouit de voir le Jobsdeal avancer - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le gouvernement en affaires courantes l'a annoncé ce vendredi, le Jobsdeal avance et cela alors même que la N-VA a quitté le navire. Le coup de pouce est en fait venu hier du coté du parlement.  A la surprise générale, MR, Open VLD, CD&V mais aussi N-VA, soit les anciens partenaires du gouvernement Michel 1, se sont mis d'accord pour déposer ensemble les textes nécessaires au Parlement. De quoi concrétiser ce fameux jobsdeal, décidé l'été dernier par le gouvernement fédéral et dont l'objectif est de lutter contre les pénuries de main d'oeuvre dans certains secteurs.   

Aujourd'hui, Charles Michel ne cache pas sa satisfaction: "C'est une bonne nouvelle que ces textes puissent être amenés au Parlement. En formant le vœux que dans le débat parlementaire, on puisse obtenir une majorité pour pouvoir faire entrer en vigueur cette partie-là du jobsdeal et que chacun assume ses responsabilités et la cohérence des choix qui ont été posés dans le passé." Entendez, en espérant que la N-VA joue le jeu malgré sa sortie du gouvernement.

Les principales mesures

Mais sur quoi se sont accordés les anciens partenaires de majorité?  Dans les textes attendus au Parlement, on retrouve les volets sociaux et fiscaux du Jobsdeal: accélération de l'inscription des travailleurs licenciés auprès du Forem ou d'Actiris, coups de pouce pour accéder aux formations aux métiers en pénurie et pour inciter les employeurs à investir dans la formation, aide au reclassement professionnel vers les métiers en pénurie, coups de pouce fiscaux aux emplois pour jeunes, aide à certains travailleurs de plus de 65 ans qui souhaitent reprendre une activité. 

Exit la dégressivité des allocations de chomâge

Par contre, rien sur une mesure qui faisait plus polémique: l'accroissement de la dégressivité des allocations de chômage. Sur cela les anciens partenaires n'ont pas trouvé d'accord, le CD&V s'est d'ailleurs toujours montré réticent à ce sujet. Et pour ce qui est de la possibilité que le gouvernement avance tout de même sur cette dégressivité via un arrêté royal, le Premier ministre balaie: "Ce n'est pas à l'ordre du jour de cette semaine, car ce n'est pas un texte de loi, mais une disposition réglementaire. Ce qui ouvre d'autres débats juridiques en lien avec les affaires courantes." 

La N-VA, favorable à la mesure, ne compte pas s’arrêter à cela. Elle a déjà déposé sa propre proposition de loi en la matière. Cela dit, pas sur que le texte aura le temps d’aboutir avant la fin de la législature.

 

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