Le groupe du Vendredi propose trois mois de congés de paternité à 1400 euros par mois

Brieuc Van Damme, économiste, chef de cabinet de la ministre des Affaires sociales et de la santé publique Maggie De Block (Open VLD) est l'un des membres du groupe du Vendredi.
Brieuc Van Damme, économiste, chef de cabinet de la ministre des Affaires sociales et de la santé publique Maggie De Block (Open VLD) est l'un des membres du groupe du Vendredi. - © Tous droits réservés

Le groupe du Vendredi - des jeunes de 25 à 35 ans qui réfléchissent à des solutions pour faire face aux défis de demain - remet aujourd'hui à la fondation Roi Baudouin son rapport TIME’S UP sur la gestion du temps en respectant les genres. 

Une des propositions de ce rapport est d’octroyer 3 mois de congé de paternité à 1400 euros par mois s’il est pris dans la première année qui suit la naissance de l’enfant. Les pays scandinaves appliquent déjà ce principe et Brieuc Van Damme, économiste, chef de cabinet de la ministre des Affaires sociales et de la santé publique Maggie De Block (Open VLD) et membre du groupe du Vendredi développe: "C'est un système qui permet de convertir les congés parentaux en congés de paternité, en donnant une double prime, mais en perdant ses congés parentaux pour plus tard dans la vie de l'enfant". 

La question du financement, chiffrée à 49 millions d'euros, a elle aussi été réfléchie par le groupe du Vendredi."On propose une réforme du quotient familial qui permet de déduire 10 200 euros quand un des deux partenaires travaille moins ou pas assez par rapport à l'autre. Ca permet de déduire 10 200 euros de la base imposable. En n'indexant pas 3 fois cette limite, on permet d'économiser plus ou moins cette somme, ce qui permettrait de financer cette proposition", explique Brieuc Van Damme. 

Les enfants, facteurs d'inégalité

La réflexion autour de ce congé de paternité a donc aussi été réalisée sur la base d'observation. Une observation des pays scandinaves donc, mais également de la situation en Belgique. "On voit que beaucoup de femmes, une fois la naissance du premier enfant, diminuent drastiquement leur temps de travail et prennent en charge plus de tâches ménagères. Donc on se rend compte que chaque jour, c'est une 1 heure 30 qui n'est pas rémunérée pour les femmes. Rapporté à l'année, ce chiffre monte à 3 mois de travail non rémunéré pour les femmes. Et associer le père à l'éducation de l'enfant permet de le rapprocher de ses taches familiales. De l'autre côté, ça permet à la femme de moins se concentrer sur ce qui se passe à la maison et de plus travailler professionnellement si elle le souhaite", souligne Brieuc Van Damme. 

Le groupe du Vendredi a fait savoir que toutes les autorités compétentes avaient été contactées et dit espérer que le débat pourra prendre une tournure plus concrète très rapidement.

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