Le gouvernement wallon adopte le parcours d'intégration obligatoire

Bientôt un parcours d'intégration obligatoire pour les primo-arrivants en Wallonie (ici à Jodoigne)
Bientôt un parcours d'intégration obligatoire pour les primo-arrivants en Wallonie (ici à Jodoigne) - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Le parcours d'intégration rendu obligatoire se précise pour les personnes étrangères souhaitant s'installer en Wallonie, avec l'adoption programmée du projet de décret du ministre régional de l'Action sociale Maxime Prévot (cdH).

Concrètement, qu'est-ce qui va changer demain pour ces primo-arrivants ?

Jusqu'ici, une seule obligation pour les personnes étrangères qui arrivent sur le sol wallon: se présenter à une sorte de guichet chargé d'établir un bilan personnel, de leur donner les informations utiles, notamment sur nos institutions, sur leurs droits et devoirs, et sur les possibilités qui existent en matière de formation.

Mutation de parcours

Dès que ce nouveau cadre sera adopté par le gouvernement puis par le parlement wallon, le parcours d'accueil va se muer en parcours d'intégration. Les primo-arrivants devront toujours passer par cette case bilan, mais ils devront aussi obligatoirement - si nécessaire, et en fonction des profils - suivre au minimum 120 heures de français, au moins 20h de cours de citoyenneté, et également des cours d'insertion socio-professionnelle.

Des services qui existent déjà, organisés autour des différents centres régionaux d'intégration, mais ils devront donc être renforcé en raison, précisément, de ce caractère obligatoire. Une enveloppe de 14 millions d'euros complémentaires est prévue en 2016. Selon le cabinet du ministre, elle permettra notamment de créer une centaine d'emplois de formateurs.

Enfin, les "mauvais élèves" ou ceux qui ne se plient pas aux nouvelles exigences seront signalés aux services de leur commune et du CPAS pour d'éventuelles sanctions, de 100 euros à 2500 euros.

Une évaluation du dispositif est prévue à la fin de l'année, car Maxime Prévot le reconnait lui-même: il n'est pas certain que les moyens débloqués seront suffisants pour répondre aux besoins en cette période de crise migratoire.

@RudyHermans

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