"Le gouvernement wallon semble avoir fait le choix de l'irresponsabilité"

Illustration - "Le gouvernement wallon semble avoir fait le choix de l'irresponsabilité"
Illustration - "Le gouvernement wallon semble avoir fait le choix de l'irresponsabilité" - © ERIC LALMAND - BELGA

Le conseil des ministres s'est terminé vers 14h00. L'équipe Michel a réagi à l'annonce du gouvernement wallon limitant son ajustement budgétaire à 140 millions d'euros : "On voit bien que la Région wallonne a fait le choix de cacher les dettes sous le tapis et ne pas assumer ses responsabilités".

"Il semble que le gouvernement wallon ait fait le choix de l'irresponsabilité", a déclaré le Premier ministre.

Le gouvernement wallon continue notamment à rejeter les derniers chiffres en provenance du fédéral selon lesquels il percevra 247 millions d'euros en moins de recettes IPP en vertu de l'application de la nouvelle loi de financement. Namur avait déjà accepté un effort global de 70 millions d'euros qu'il double après l'obtention des derniers chiffres de l'administration fédérale. Mais l'équipe Magnette n'entend pas aller au-delà et le fera savoir à l'Europe dans le cadre de la négociation de la nouvelle trajectoire.

La Région wallonne ne veut "pas assumer ses obligations d'assainissement des finances publiques nécessaire aux réformes économiques comme cela se fait partout en Europe. Le débat aura lieu au parlement wallon sur un contrôle budgétaire qui, semble-t-il, ne sera réalisé qu'en partie", a observé le Premier ministre MR.

"Nous faisons les efforts que nous devons faire, les autres entités aussi, à l'exception d'une qui a choisi de s'inscrire dans une démarche polémique, de contestation de la loi de financement", a encore commenté le chef du gouvernement fédéral.

De son côté, le gouvernement wallon dit ne pas contester la loi de financement mais bien la méthodologie du SPF Finances, exigeant de pouvoir négocier à cet égard avec le fédéral. Mais "la loi spéciale de financement ne prévoit pas de négociation de marchands de tapis", a répliqué sèchement vendredi Charles Michel. "Elle prévoit des critères très clairs établis à l'initiative de mon prédécesseur (l'ex-Premier ministre et actuel président du PS Elio Di Rupo, Ndlr). Agir de la sorte revient à camoufler l'absence de prise de responsabilité", a-t-il estimé.

 

RTBF et Belga


 

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