Le gouvernement wallon ne veut plus que le bétail souille les cours d'eau

Un pré, quelques vaches, une rivière... un paysage bucolique qui cache une réalité moins séduisante. Car le bétail ne fait pas que s’abreuver dans les cours d’eau. Il y laisse aussi ses déjections et leurs conséquences. Sofie Baltazar, de la Fédération agricole FUGEA relève des problèmes au niveau de la qualité bactériologique et physico-chimique de l'eau entraînant des contaminations. "Cela entraîne aussi la dégradation de la structure de la berge avec également pour conséquence une perte de biodiversité". 
 
Et retour de manivelle: des eaux polluées, ce n’est pas bon pour le bétail. "Si l'eau n'est pas de bonne qualité, ça peut entraîner une baisse de production", explique Sofie Baltazar. "De plus, dans les zones qui sont piétinées ou marécageuses, il existe un plus grand risque de transmission de maladies". 
 
La solution: clôturer les pâtures. Le gouvernement wallon vient de débloquer une première enveloppe de 500 000 euros pour cela. Et dans les élevage situés près de zones de baignades, les travaux devront être réalisés dans moins de 3 mois. Du côté de la Fédération, on espère une certaine souplesse dans la mise en oeuvre sur le terrain. 
 
Mais la FUGEA précise aussi: la qualité des eaux wallonnes, ce n'est pas que l'affaire des éleveurs. "Le secteur ménager, industriel, le tourisme, ... ont aussi des efforts à mener", précise Sofie Baltazar.
 
Outre les éleveurs et leur bétail, tous ces acteurs sont en effet concernés par cette exigence européenne: fin 2015, nos eaux de surfaces devront être de bonne qualité. Ce qui est loin d d'être le cas partout.
 
RTBF
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