Le gouvernement wallon: "Le tram de Liège, nous le ferons !"

Le gouvernement wallon se veut rassurant: le tram de Liège est retardé, pas enterré
Le gouvernement wallon se veut rassurant: le tram de Liège est retardé, pas enterré - © keskistram.be

Le futur tram de Liège a fait l’objet d’un long débat au parlement wallon. Pour rappel, le dossier est gelé, suspendu à la position d’Eurostat, l'organe de contrôle budgétaire européen, qui a déjà recalé trois fois le montage financier du projet principautaire, basé sur un partenariat public-privé.

Dans une rare unanimité, les différents groupes parlementaires ont interpellé le gouvernement wallon, insistant dans un même élan sur l’importance du projet pour Liège et sa région.

"Il n’y a pas d’alternative au tram. C’est le plus grand projet liégeois des 25 dernières années. Le gouvernement régional doit donc tout mettre en œuvre pour réaliser ce projet structurant majeur" a déclaré Déborah Géradon (PS).

"Il faut avancer, tout de suite, c’est une nécessité, Liège est la seule grand ville belge qui ne dispose ni d’un tram ni d’un métro", a ponctué Benoit Drèze (cdH) pour la majorité.

Dans l’opposition, Christine Defraigne (MR) s’est interrogée: "Est-ce que le dossier du Tram est encore prioritaire pour le GW ?"

"J’attends que le gouvernement confirme clairement sa volonté de réaliser ce projet absolument vital pour Liège", a de son côté insisté Philippe Henry, ancien ministre Ecolo en charge du dossier.

"Liège doit avoir son tram", a encore indiqué le député indépendant André-Pierre Puget. "C’est un enjeu majeur et vital pour l’attractivité de la région et la cohésion sociale", a enfin estimé Frédéric Gillot (PTB)

Le gouvernement wallon rassurant

"Il n’est pas question d’abandonner le tram. Nous trouverons la solution pour le financer", a promis Christophe Lacroix (PS), ministre wallon du Budget, très critique à l’égard d’Eurostat, "en train de torpiller et tuer dans l’œuf le Plan Juncker" (NDLR: plan de relance européen).

"Il y avait à l'origine une quinzaine de points du dossier de financement du tram qui posaient problème aux yeux de l’Europe, et il n’en reste que deux aujourd’hui", a expliqué Carlo Di Antonio (cdH), ministre régional en charge de la Mobilité.

"L’ICN (Institut des comptes nationaux) discute actuellement avec Eurostat et semble confiant. Ces négociations devraient avoir un impact favorable sur le dossier. Je pense que l’Europe va revoir sa position et qu’on va finir par avoir raison", a-t-il encore indiqué.

A la tribune du parlement régional et en réponse aux questions des députés, le ministre a également détaillé les différentes pistes de financement envisageables, en précisant que le scenario privilégié restait celui actuellement sur la table.

"Ce tram nous le ferons, c’est une position très claire et très ferme du gouvernement", a conclu Carlo Di Antonio, indiquant que le dossier devrait évoluer avant la fin de l'hiver.

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