Le gouvernement wallon a redessiné sa carte d'implantation des éoliennes

En février dernier, le gouvernement wallon présentait une première version de sa carte : on y voyait la région découpée en 50 zones, avec dans la plupart de ces zones des endroits susceptibles d'accueillir des éoliennes.

La carte avait fait l'objet de divers commentaires et de controverses. Philippe Henry, le ministre wallon de l'Aménagement du territoire, explique que : "cette consultation a servi a quelque chose, puisque nous avons entendu les préoccupations et les arguments des habitants et des communes".

Pour rappel, l'objectif est d'arriver à 3800 GWh produits par des éoliennes en 2020 et donc de multiplier le nombre d'éoliennes sur le territoire pour passer d'environ 270 mâts aujourd'hui à plus de 700 ! Mais après cette première consultation des communes, au printemps dernier, et dans certains cas de fortes craintes formulées concernant les nuisances possibles, 30% des zones favorables retenues ont tout simplement été supprimées aujourd'hui.

Parmi les corrections que le gouvernement a amenées à son plan initial : la distance qui séparera une éolienne de la première habitation voisine a été augmentée. "C’est l’élément principal", déclare Philippe Henry. "La distance à l’habitat augmente de 450 à 600 mètres. Donc on a vraiment voulu renforcer les aspects impact paysager et sonore."

Résultat : des zones favorables il y a quelques mois ne le sont plus aujourd’hui. Et des 52 000 hectares susceptibles d’accueillir des éoliennes, il n’en reste que 37 000, soit 30% de moins. Avec cette carte plus modeste, le gouvernement régional espère donc cette fois convaincre. 

Une enquête publique sera organisée à la rentrée suivie d’une nouvelle consultation des communes, avant passage devant le Parlement wallon. Si les avis positifs l'emportent sur les levées de boucliers, les communes et les promoteurs pourront peut-être travailler dans ce nouveau cadre dès 2014

Rudy Hermans

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