Le gouvernement Vivaldi va étendre le congé de naissance de 10 à 20 jours

Il faudra bien évidemment attendre la présentation de l’accord de gouvernement Vivaldi pour l’officialisation. Mais nous pouvons déjà annoncer que, selon nos informations, le congé parental pour les pères et les coparentes va doubler sous la prochaine législature. Une ligne budgétaire a même été négociée : celle-ci tournerait autour des 70 millions par an, un chiffre à affiner au moment des arbitrages budgétaires. Mais c’est plus ou moins un doublement du budget actuel : selon les chiffres de l’INAMI, en 2016, 38 millions ont été consacrés au "congé de paternité".

Un congé de naissance obligatoire ?

Depuis 2002, la législation a souvent été modifiée : d’abord 3 jours de "petit chômage", puis en 2009, dix jours de travail à prendre dans les quatre mois. En 2011, le "congé de paternité" est étendu aux coparentes (c’est-à-dire la personne qui n’a pas de lien de filiation avec l’enfant nouveau-né de sa partenaire). On parlera d’ailleurs de "congé de naissance" désormais.

Se pose la question du caractère obligatoire : actuellement, le congé de naissance est un droit, pas une obligation. La France d’Emmanuel Macron a étendu cette semaine le congé de paternité à 28 jours (pour 14 auparavant), dont 7 sont obligatoires. Il reste à voir ce que le gouvernement Vivaldi décidera. On sait, en tout cas, que certains employeurs sont hostiles à cette extension.

Selon l’Institut pour l’Egalité des femmes et des hommes (IEFH), 93,8% des pères ont pris un congé après une naissance. Et la moitié d’entre eux ont pris des congés annuels dans les 30 jours suivant cette naissance. L’IEFH constate aussi une évolution dans le nombre d’hommes obtenant un congé parental : de 8% en 2002, ce chiffre est passé à 26% en 2012.

En doublant le congé de naissance, l’objectif est aussi d’équilibrer la charge des tâches ménagères entre les hommes et les femmes. Toujours selon l’IEFH, "pour les hommes ayant un emploi et de jeunes enfants, un jour de semaine moyen, la charge de travail comprend seulement 2 heures 30 de temps consacré aux tâches ménagères, aux soins des enfants et à l’éducation, tandis que les femmes y consacrent près de 4 heures 30 par jour de semaine."

L'enjeu d'un meilleur équilibre homme-femme est inscrit dans les priorités du gouvernement : il nous revient qu'une parité homme-femme dans le futur gouvernement Vivaldi est un également un objectif.

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