Le gouvernement ne tranche pas sur le projet de bateaux pour migrants de Theo Francken

Hier, le gouvernement fédéral a décidé d'élargir le nombre de places en centres fermés, pour pouvoir y envoyer les migrants en transit. Le secrétaire d'état à l'Asile et à la Migration, Theo Francken, n'a pas reçu le feu vert du conseil des ministres pour mettre en oeuvre concrètement cette augmentation des capacités d'enfermement. Il a proposé une piste qui est loin de faire l'unanimité parmi ses collègues: le recours à un bateau ou, comme il l'a appelé, un "ponton" .

L'image qui vient immédiatement à l'esprit, c'est celle de ces bateaux prisons, du 18e siècle, souvent des navires militaires désarmés, ancrés au large, par exemple en Grande Bretagne ou à Nantes pendant la Révolution française, et à bord desquels les détenus vivaient dans des conditions effroyables.

On n'en est pas encore là. L'idée de Theo Francken est de louer aux Pays Bas une sorte de barge, spécialement conçue pour y héberger 300 migrants. La Belgique y a d'ailleurs déjà eu recours en 2016 pour y prendre en charge des demandeurs d'asile qui fuyaient la guerre en Syrie.

Les autorités gantoises (qui avaient dû l'accueillir), dans un premier temps réticentes en ont finalement tiré un bilan positif, notamment grâce à la collaboration de bénévoles locaux. L'expérience avait duré un an.

Mais le projet actuel de Theo Francken est très différent. Il s'agirait cette fois d'un centre fermé, donc avec un dispositif de sécurité important. Il faudrait recruter 400 personnes pour assurer l'encadrement. Et de toute manière ce ponton ne serait disponible que dans 6 mois. Il ne répondrait donc pas à la demande de solution concrète rapide pour les migrants en transit. Au sein du gouvernement, les partenaires de la N-VA préféreraient par exemple qu'on opte pour une réaffectation des certaines casernes.

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