Le gouvernement Di Rupo se lance dans un nouvel exercice budgétaire

Le gouvernement Di Rupo se lance dans un nouvel exercice budgétaire
Le gouvernement Di Rupo se lance dans un nouvel exercice budgétaire - © Tous droits réservés

Le gouvernement fédéral va se repencher sur son ou plutôt ses budgets, 2013 et 2014. Avec de nouveaux efforts à accomplir. Des efforts qui devraient largement occuper toute la semaine prochaine en réunions en tous genres.

Le gouvernement se prépare à ressortir crayons, gomme et calculettes.

A partir de jeudi, arrivée de ces chiffres nouveaux du comité de monitoring, et plus sûrement encore vendredi, retour à la table de négociations pour l'équipe Di Rupo.

Au menu : correctif de l'exercice 2013 et engagement de l'épure 2014. L'exercice de "brainstorming" précédent date à peine de fin mars, mais voilà le budget est sous contrôle constant et le jugement de l'Europe est passé par là, avec menace à la clé pour les prochains mois.

Il faut faire encore mieux et prendre encore plus de mesures dites "structurelles", profondes, récurrentes : 1% du PIB cette année, 0,6% l'année prochaine.

On le sait, la trajectoire a été assouplie côté belge, vu la crise ambiante, avec un déficit prévu/espéré à 2,4% en 2013 au lieu des 2,15 initialement promis, avec déjà 1,4 milliard d'efforts. Sous forme d'économies tous azimuts fonction publique, défense, SNCB, coopération au développement, les soins de santé aussi, hausse des accises tabac et quelques mesures de lutte contre la fraude.

La Banque nationale vient de prévoir une croissance nulle cette année et 1,1% en 2014. Et de chiffrer que pour atteindre les objectifs fixés, le gouvernement devra trouver un milliard supplémentaire cette année, 4 milliards l'année prochaine pour rejoindre les 2% de déficit 2014 et un retour à l'équilibre en 2015. Reste à voir ce que le comité de monitoring lui en dira. Ensuite viendront les difficiles arbitrages plus politiques. 

Le gouvernement fédéral rencontre jeudi dans la matinée à nouveau patrons et syndicats à propos d'un autre dossier épineux, l'harmonisation du statut ouvrier-employé. Ils s'étaient vus vendredi déjà et le gouvernement avait mis sur la table 12 questions à résoudre pour tenter de renouer le dialogue, la ministre de l'emploi la SPA Monika De Coninck s'efforçant de jouer les "démineurs".

Fabien Van Eeckhaut
 

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