La N-VA est contrée par plusieurs partis flamands

Elio Di Rupo à la Chambre, Bart De Wever (N-VA) sur les bancs
Elio Di Rupo à la Chambre, Bart De Wever (N-VA) sur les bancs - © DIRK WAEM (belga)

Samedi, à la Chambre, les nationalistes flamands ne se sont pas privés de répéter encore et encore que cet Exécutif n'est pas majoritaire en Flandre. Ils ont une nouvelle fois reçu la monnaie de leur pièce de la part de l'Open VLD, l'ennemi déclaré.

Mais ce n'est pas tout: la N-VA, face à ce nouveau front flamand, commence à sentir un léger isolement, surtout du côté politique.

Du  côté "électeurs", ils sont encore nombreux à vouloir voter N-VA lors des prochains scrutins, comme l'indiquent les  derniers sondages. Mais les dernières passes d'armes au Parlement pourraient petit à petit changer la donne.

Lors du vote sur la confiance à accorder au gouvernement Di Rupo Ier, la N-VA a à nouveau sonné la charge, une charge contre un gouvernement qui ressemble à un lapin sans oreilles et sans pattes.

Et dimanche, sur les plateaux de la VRT, la N-VA disait vouloir voter contre la scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde. Etonnant, un cheval de bataille serait abandonné en raison d'un lapin sans oreilles et sans pattes. Mais pour la N-VA, il vaut encore mieux la situation actuelle qu'une scission imparfaite.

Comprenne qui pourra, surtout les Flamands qui tiennent cet étendard depuis tant d'années.

Patrick Dewael, Open VLD, a dénoncé une nouvelle fois le double langage de la N-VA.  Elle loue la scission au Parlement flamand mais la dénonce ailleurs.

Patrick Dewael, qui a choisi un cartel pour les communales dans sa ville de Tongres, s'allie avec le CD&V contre la N-VA.

Même chose à Gand. Là c'est le SP.a et Groen!. Autres cartels annoncés à Anvers et Malines. La N-VA y devient le lapin qu'on chasse.

Michel Lagase


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