Le feu social couve toujours sous la braise de la modération salariale

Plusieurs gros dossiers sont presque finalisés entre patrons et syndicats : l'augmentation des petites allocations, le salaire minimum ou encore les baisses de charges patronales, pour lesquelles le gouvernement a mis 370 millions d'euros sur la table en 2013.
 
D'autres dossiers plus délicats ont du mal à aboutir, comme la modernisation du marché du travail avec une plus grande flexibilité réclamée par le patronat. Le gouvernement, lui, attend des avancées ce vendredi. Mais la grogne couve : ce jeudi déjà le secteur non marchand manifeste à Bruxelles en front commun. Il n'apprécie guère d'être exclu des baisses de charges patronales. Il réclame 4% de l'enveloppe du gouvernement ce qui permettrait de créer, dit-il, 1500 emplois.
 
Au-delà de ces dossiers, la grogne devrait aussi s'exprimer dans d'autres secteurs début février, cette fois contre le blocage des salaires décidé par le gouvernement. Setca et CNE annoncent déjà des actions. Ce qui a déjà fait réagir la FEB, qui les juge inacceptables et qui appelle le gouvernement a transcrire en texte légal sa décision le plus rapidement possible.
 
Le climat social pourrait bien s'assombrir dans les semaines qui viennent et déboucher sur des actions cette fois tous secteurs confondus contre le blocage des salaires. La date du 21 février est déjà avancée par certains.
 
Marie-Paule Jeunehomme
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