Le fédéral diminue le nombre de places d'accueil pour réfugiés

Pour le secrétaire d'Etat à l'Asile et la migration Theo Francken, cette diminution des places  est rendue possible par des procédures d'asile plus rapide et le taux d'occupation bas.
Pour le secrétaire d'Etat à l'Asile et la migration Theo Francken, cette diminution des places est rendue possible par des procédures d'asile plus rapide et le taux d'occupation bas. - © EMMANUEL DUNAND - BELGAIMAGE

Le nombre de places d'accueil pour candidats-réfugiés diminuera l'an prochain de 1212 unités, tandis que 845 autres seront transformées en places "tampon". C'est ce qu'a décidé le gouvernement fédéral jeudi. Cette diminution est rendue possible par des procédures d'asile plus rapide et le taux d'occupation bas, explique le secrétaire d'Etat à l'Asile et la migration Theo Francken (N-VA). Déjà, : la CSC dénonce le cynisme du gouvernement qui veut fermer le centre Fedasil de Virton.

L'ancienne secrétaire d'Etat Maggie De Block (Open Vld) avait mené durant la dernière législature une série de réformes pour endiguer la crise de l'accueil. Elle avait décidé de démanteler 5748 places d'accueil. En 2014, quelque 4000 places sont toujours inoccupées, selon Theo Francken.

Il restera près de 19 000 places d'accueil

Le nouveau gouvernement poursuit sur cette lancée, en supprimant encore 2057 places. Au total, il restera 18 829 places, dont 2193 comme tampon. Lors du démantèlement, un effort égal est demandé à tous les partenaires de l'accueil, centres fédéraux, partenaires non-gouvernementaux et initiatives locales d'accueil, explique M. Francken.

"Avec ce plan de démantèlement, le gouvernement ramènera le nombre de places d'accueil au niveau normal d'avant la crise de l'accueil et maintient un réseau d'accueil efficace et flexible, mieux armé, grâce à la capacité tampon prévue, pour faire face à une future crise", estime le secrétaire d'Etat.

Fermeture du centre Fedasil à Virton

La CSC Services publics dénonce le cynisme du gouvernement, "indifférent aux malheurs qu'il cause", après l'annonce de la fermeture du centre pour réfugiés Fedasil à Virton.

Le gouvernement a officialisé jeudi la fermeture de cette antenne ouverte en 1999. Trente-quatre personnes sont licenciées et les 72 demandeurs d'asile qui y sont hébergés devraient être transférés d'ici la fin du mois. Les autorités ont justifié leur décision par les investissements trop importants qu'aurait requis une remise à neuf du centre en raison notamment de la présence d'amiante dans le bâtiment.

D'après la CSC, les travaux à effectuer ne sont pas si importants et "pour l'heure, aucun document ne justifie la fermeture." Le syndicat chrétien déplore l'absence de possibilité de reclassement pour les travailleurs, rendant superflue toute concertation sociale. "Les syndicats seront convoqués la semaine prochaine. Réunion pour information, car le pli est pris, aucune marge de négociation n'est possible", constate la CSC dans un communiqué.

L'organisation mènera tout de même des actions "pour que les agents aient des indemnités décentes et des possibilités de reclassement".

Belga

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK