Avrox : des perquisitions au siège luxembourgeois de l'entreprise et une arrestation ce jeudi

Des perquisitions ont eu lieu ce jeudi au siège luxembourgeois d’Avrox. La RTBF a pu constater la présence de la police sur les lieux. Le parquet du Luxembourg a confirmé dans l’après-midi qu’une personne a été arrêtée au Luxembourg dans le cadre de l’enquête sur Avrox.

Laurent Hericord, administrateur-délégué de la société qui a fourni 15 millions de masques buccaux à la Belgique, a quant à lui été interpellé à Cannes le mardi 4 mai dernier. Il a été présenté au parquet général d’Aix-en-Provence. Selon nos confrères du Soir, "la justice française examinera son extradition vers la Belgique le 12 mai prochain". Le parquet de Bruxelles a confirmé l’information donnée mercredi par le journal français Nice-Matin

Au printemps dernier le ministère belge de la Défense avait lancé un appel d’offres public et avait finalement choisi deux entreprises : la luxembourgeoise Avrox (15 millions de masques) et la gantoise Tweed&Cotton (3 millions).


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En juin, le parquet de Bruxelles avait ouvert une enquête à l’égard de l’entreprise Avrox pour charges de faux et usage de faux, escroquerie, blanchiment et entrave à la liberté des enchères. En février 2021 on apprenait que ces masques étaient potentiellement dangereux la santé. Des perquisitions ont également été menées mardi dans différents pays européens.

Réaction de la ministre de la Défense

La ministre de la Défense Ludivine Dedonder (PS) a dit se réserver "le droit d'agir" s'il ressortait de l'enquête en cours à propos des masques produits par Avrox que la défense avait été préjudiciée, a-t-elle indiqué jeudi à la Chambre en réponse à une question du député Georges Dallemagne (cdH).

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JT du 04/05/2021

Fin avril 2020, en pleine crise sanitaire, le gouvernement Wilmès avait promis un masque en tissu pour chaque Belge. Le ministère de la Défense avait alors lancé un appel d’offres public et avait finalement choisi deux entreprises : la luxembourgeoise Avrox et la gantoise Tweed&Cotton. La première s’était vue attribuer une livraison de 15 millions de masques, tandis que la seconde en fournirait 3 millions. La plupart des masques ont maintenant été distribués par les pharmacies.

Le parquet de Bruxelles avait ouvert une enquête sur cet achat à Avrox en juin, après que plusieurs entreprises ont fait valoir qu’elles s’estimaient injustement exclues de l’appel d’offres. Des questions s’élevaient sur la société et son expérience.


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Une des conditions d’octroi de l’appel d’offres était d’avoir déjà fourni au moins 250.000 masques en étoffe à un autre client. Avrox faisait état d’une commande d’un million de masques en 2020, mais restait discret sur le nom de l’acquéreur approvisionné. Het Laatste Nieuws a découvert qu’il s’agissait de la société offshore Bright Periods Consulting, basée à l’île Maurice et créée en septembre 2015. Son directeur, un Brésilien dénommé Flavio D., est proche depuis au moins six ans, selon Het Laatste Nieuws et Le Soir qui ont épluché son compte Instagram, d’un des actionnaires d’Avrox, dirigé par un héritier jordanien, un ex-patron de restaurant cannois et un ancien agent de foot.


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Fin février, il a été question d’un danger pour la santé lié à l’usage des masques Avrox. Des nanoparticules d’argent et de dioxyde de titane, potentiellement nocives, ayant été détectées sur ces masques, leur usage a depuis été déconseillé, après un avis du Conseil supérieur de la Santé, jusqu’à évaluation du risque.

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