Le diplôme de psychomotricité non reconnu comme titre de profession paramédicale

"La psychomotricité fait partie des compétences des kinésithérapeutes", a justifié le cabinet Mme De Block
"La psychomotricité fait partie des compétences des kinésithérapeutes", a justifié le cabinet Mme De Block - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

La Fédération des Étudiants Francophones (FEF) et l'Union Professionnelle Belge des Psychomotriciens Francophones (UPBPF) ont déploré mardi, dans un communiqué commun, la décision de ne pas reconnaître la psychomotricité comme profession paramédicale. Cette décision, confirmée à Belga par le cabinet de la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block, se base sur un avis du Conseil national des professions paramédicales (CNPP). "Un avis contraignant, qui prive les étudiants et diplômés en psychomotricité de toute perspective d'exercer leur profession dans un cadre thérapeutique", estiment les deux associations.

Des compétences de kinésithérapeutes

"La psychomotricité fait partie des compétences des kinésithérapeutes", a justifié le cabinet Maggie De Block. La FEF et l'UPBPF disent ne pouvoir que déplorer "cette issue extrêmement négative pour les étudiants concernés". "En effet, cette décision fédérale intervient tard, trop tard: environ un millier d'étudiants sont actuellement en cours de cursus, et environ 300 psychomotriciens ont été diplômés depuis l'ouverture de ces sections".

Les études de psychomotricité, d'une durée de 3 ans, ont été lancées en 2012 en Fédération Wallonie-Bruxelles par le ministre de l'Enseignement Jean-Claude Marcourt, mais la formation n'a jamais reçu l'homologation du fédéral au titre de filière paramédicale, à l'inverse des kinésithérapeutes, ergothérapeutes et logopèdes. En mars dernier, la FEF et l'UPBPF lançaient déjà un signal d'alarme.

Le ministre Marcourt avait alors affiché sa volonté de ne pas ne pas laisser tomber les étudiants en psychomotricité. Il avait entre autres évoqué l'organisation, pour les étudiants concernés, de passerelles vers d'autres filières d'études paramédicales.

"Pour l'heure, rien ne s'est concrétisé", a encore regretté la FEF qui, conjointement à l'UPBPF, appelle à des actions "pour faire entendre leur droit à ne pas voir trois années d'études partir en fumée".

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