Coronavirus : le Covid Safe Ticket devient obligatoire dans tout le pays ce 1er novembre

Afin de contrôler au mieux l’épidémie et d’éviter les contaminations lors d’événements regroupant de nombreuses personnes, le gouvernement fédéral a décidé d’élargir l’usage du Covid Safe Ticket sur l’ensemble du territoire.

Le Covid Safe Ticket atteste d'une vaccination complète (depuis au moins deux semaines), d'un test PCR négatif de moins de 48 heures ou d'un test antigénique négatif réalisé dans les dernières 24 heures, ou d'un rétablissement du Covid-19 depuis 180 jours maximum. Il est demandé à partir de l'âge de 16 ans et dès 12 ans en Wallonie et à Bruxelles.

Obligatoire dans l’Horeca, les salles de sport et boîtes de nuit

À partir du 1er novembre, le Covid Safe Ticket sera obligatoire dès 16 ans pour accéder aux établissements Horeca ainsi que dans les clubs de sport et de fitness du pays. L’utilisation du CST dans les dancings et discothèques, déjà d’application, reste imposée.

Il sera donc nécessaire de présenter son QR code et prouver que vous êtes entièrement vacciné, testé négatif ou que vous possédez une immunité face au virus afin d’accéder à ces lieux.

Pour le personnel de ces secteurs, le port du masque sera obligatoire à partir du vendredi 29 octobre.

Le CST s’élargit aux plus petits événements en Flandre

Pour les événements, la jauge de participants nécessaire avant l’instauration obligatoire du Covid Safe Ticket a été revue à la baisse. Dès le 29 octobre, le pass sera imposé pour les événements qui rassembleront 200 personnes en intérieur et/ou 400 personnes à l’extérieur.

En cas d’utilisation du Covid Safe Ticket, le port du masque n’est plus obligatoire, à l’exception des visiteurs des hôpitaux.


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Ces nouveaux seuils s’appliquent plus particulièrement à la Flandre puisque Bruxelles et la Wallonie ont décidé d’imposer des mesures plus strictes.

Depuis le 15 octobre, le CST est obligatoire à Bruxelles pour les événements regroupant 50 personnes en intérieur et 200 personnes en extérieur. Dès le 1er novembre, la Wallonie emboîtera le pas de la Région bruxelloise et appliquera les mêmes mesures.

Depuis le 29 octobre, le CST est également exigé par les cinémas, la Fédération belge du cinéma ayant décidé d'uniformiser la règle à tout le pays.

Au libre choix de l’organisateur

Le comité de concertation a décidé d’offrir la possibilité aux organisateurs d’événements publics d’imposer le Covid Safe Ticket et ce, peu importe la taille de la manifestation. Le CST pourrait donc être imposé pour les événements rassemblant une vingtaine de personnes si l’organisateur le décide.

Si le pass n’est pas demandé, le port du masque est obligatoire.

Quand dois-je utiliser le CST à Bruxelles et en Wallonie ?

Les annonces réalisées ce soir par le Comité de concertation ne modifient pas les mesures déjà prises à Bruxelles et en Wallonie.

Pour rappel, le Covid Safe Ticket est imposé à Bruxelles depuis le 15 octobre dans plusieurs secteurs et lieux :

  • lors d’événements ou de regroupement dès 50 personnes en intérieur et 200 en extérieur
  • dans les établissements Horeca, sauf en terrasse où il sera encore possible de consommer sans CST
  • dans les clubs de sports et salles de fitness (en intérieur et à partir de 200 personnes à l’extérieur)
  • dans les dancings et discothèques
  • dans les établissements de soins résidentiels pour personnes vulnérables
  • dans les cinémas

La Wallonie appliquera des mesures similaires à partir du 1er novembre. 

Dans les événements de masse et les établissements de soins résidentiels pour personnes vulnérables, le CST sera demandé à partir de 12 ans.

Sanctions en cas de non-respect

Si vous n’êtes pas en possession d’un Covid Safe Ticket, vous ne pourrez pas accéder à l’événement ou à l’établissement où il est imposé.

Si les règles relatives au Covid Safe Ticket ne sont pas respectées, des sanctions pénales sont prévues pour les participants/visiteurs (50 à 500 € d’amende) ainsi que pour les organisateurs/propriétaires (50 à 2500 €).

Pour les organisateurs, les bourgmestres peuvent demander l’intervention de leur zone de police afin d’ordonner la fermeture d’un établissement pour une durée maximale de 3 mois ou signifier l’arrêt immédiat de l’événement.

La "loi pandémie" activée pour mieux contrôler l’épidémie

Suite à l’augmentation du nombre de contaminations et la dégradation de la situation épidémiologique, le Comité de concertation de ce mardi 26 octobre a annoncé de nouvelles mesures afin de limiter la transmission du virus dans notre pays.

La Belgique connaît une remontée de cas de Covid-19 et les disparités régionales se sont atténuées. Les contaminations remontent aussi en Flandre où le niveau de vaccination est pourtant élevé (92% des Flamands de 18 ans sont totalement vaccinés). Le nombre de contaminations a notamment fait un bond de 287% dans le Limbourg et de 281% en Flandre occidentale par rapport aux chiffres d’il y a deux semaines.

Cette situation a poussé le gouvernement à décréter l’état d’urgence épidémiologique et à activer la "Loi Pandémie". Il reprend donc la main pendant 3 mois sur les règles sanitaires.

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