Le Covid-19 a eu un impact sur les programmes de mobilité étudiante

Les mobilités étudiantes et les différents programmes dans lesquels elles s'inscrivent (Erasmus+, Fame, Ares) ont été touchés par la crise du coronavirus, révèle une enquête de l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur (Ares) mercredi. Près d'un tiers des voyages sortants ont été annulés alors qu'ils étaient déjà entamés et un peu plus d'un sur dix l'a été avant le départ. Quant aux mobilités entrantes, environ 40% ont été annulées.

Selon cette enquête menée auprès des établissements d'enseignement supérieur de plein exercice, 60% des stages sortants qui sont maintenus se poursuivent depuis la Belgique, tandis que près d'un étudiant sur quatre (23%) a poursuivi depuis son pays d'accueil. Il n'est toutefois pas précisé si cette décision a été prise par choix ou en raison d'une restriction de voyage.

"L'impact de la crise varie selon le type d'établissement. Plus de trois quarts des mobilités prévues ont été poursuivies au sein des écoles supérieures des arts et des universités, tandis que ce chiffre ne s'élève qu'à 48% en haute école. Dans les établissements d'enseignement de promotion sociale, aucune mobilité n'a pu être menée à terme", fait remarquer la chargée de projet en charge de l'enquête, Aude Segers, dans son analyse.

Mobilité... en Belgique

Quant aux étudiants étrangers venus poursuivre leur cursus en Belgique, environ quatre sur dix se sont vus forcés de rentrer chez eux (65%) ou de ne pas partir. Ce qui a entrainé des ajustements du parcours d'apprentissage de l'étudiant. Un peu plus d'un sur cinq (22%) a choisi ou a été contraint de poursuivre sa mobilité en Belgique, détaille l'Ares.

L'impact varie ici aussi en fonction du type d'établissement. "Ainsi, plus de 70% des mobilités ont pu se poursuivre à distance au sein des écoles supérieures des arts et près de 90% au sein des universités", indique l'Ares. "Respectivement 44% et 49% des étudiants ont poursuivi leur mobilité virtuellement après un retour dans le pays d'origine. En haute école, près d'un étudiant sur deux (46%) a interrompu sa mobilité en cours de réalisation, pour un taux de poursuite global de 43% (17% depuis la Belgique et 26% depuis le pays d'origine)."

Une seconde enquête, également réalisée par l'Ares et concernant l'année académique nouvelle, indique que 90% des établissements interrogés ont pris une décision relative à l'organisation des mobilités sortantes de l'année académique 2020-2021. La majorité d'entre eux (79%) a prévu un maintien des mobilités, moyennant des adaptations au cas par cas, en fonction des destinations, des partenaires et de l'évolution de la situation sanitaire, peut-on lire dans le document.

Nouveaux formats

Selon près de la moitié des répondants (45%), le type de mobilité (cours, stage, etc.) est pris en compte pour la gestion de ces dernières. Environ un répondant sur trois (32%) spécifie que les mobilités hors Europe sont annulées, reportées au second quadrimestre ou traitées, à titre exceptionnel, au cas par cas. Un format mixte, avec un début de mobilité à distance, suivi par une mobilité physique si les conditions le permettent, est également envisagé par un cinquième des répondants (20%).

La même proportion d'établissements interrogés a pris une décision au sujet de l'organisation des mobilités entrantes. Cette fois, 55% des répondants ont indiqué que les mobilités entrantes seraient maintenues ou adaptées au cas par cas et 38% ont prévu ou indiqué envisager de fournir un enseignement mixte, avec une offre de cours à distance et en présentiel, lorsque cela est permis et possible.

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