Le coup de gueule de Walter Benjamin, victime du 22 mars

Le coup de gueule de Walter Benjamin, victime du 22 mars
Le coup de gueule de Walter Benjamin, victime du 22 mars - © Tous droits réservés

Walter Benjamin, victime des attentats de Bruxelles a poussé un coup de gueule remarqué sur les réseaux sociaux. Il n'a pas souhaité participer aux cérémonies.

"A tout ce gouvernement, je vous dis merde et je préfère ne pas être présent à vos cérémonies de merde. Allez vous faire foutre."

C'est avec ces propos et sans filtre que Walter Benjamin pousse un coup de gueule contre le gouvernement fédéral dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

Parti à l'étranger pour ne pas être ici

Walter Benjamin a perdu sa jambe dans l'attaque terroriste. Depuis, il tente de réapprendre à vivre. Et ces cérémonies ont un goût amer pour lui. Il décide donc de partir au Maroc avec Assan, l'homme qui l'a secouru, pour ne pas être présent en Belgique et ne pas assister "à tout ce cirque". "Cela n’a aucune utilité et ça va sûrement encore coûter beaucoup d’argent" ajoute-t-il.

Pour lui, un an après, rien n'a changé. Il dénonce le manque de sécurité à l’aéroport. Et ceux qu'il juge coupables sont les politiques.

"Les coupables, pour les nommer, c’est Charles Michel, le ministre de l’Intérieur Jan Jambon, qui est un incompétent notoire et qui ne sait même pas allonger deux mots […] et également Koen Geens, le ministre de la Justice. "

D'autres victimes critiquent le gouvernement

Les autorités sont également pointées du doigt par de nombreuses victimes. C'est le cas de Francis Lefèvre. Il a participé ce matin aux cérémonies mais il avoue s'être longtemps senti abandonné.

"On a beaucoup critiqué l’aspect fédéral mais il faut savoir que c’est l’ensemble du secteur qui est un peu défaillant. Je suis pourtant d’une commune relativement importante à Namur et je n’ai reçu aucune marque d’attention. On a vraiment le sentiment d’être abandonné."

Un an après, les victimes des attentats de Bruxelles veulent tourner la page. Mais la rancœur de certains envers les autorités est toujours bien présente.

 

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