Le confort moyen du Wallon à la hausse

Malgré une croissance qui se tasse, la Wallonie reste un long fleuve tranquille où l'on vivra même mieux en 2019 qu'en 2018
Malgré une croissance qui se tasse, la Wallonie reste un long fleuve tranquille où l'on vivra même mieux en 2019 qu'en 2018 - © MAXIME ASSELBERGHS - BELGA

En Belgique, comme en Europe, les prévisions de croissance pour 2019 ont été revues à la baisse. La Wallonie n’échappe pas à la règle et pourtant le confort de vie devrait s’améliorer au sud du pays.

En berne

Un peu partout en Europe, la croissance se tasse. Tensions commerciales générées par Donald Trump, Brexit, mouvement des gilets jaunes et différentes mauvaises nouvelles plombent le climat économique européen et belge. Cette semaine, les dernières analyses de L’IWEPS, l’Institut Wallon de l’Évaluation, de la Prospective et de la Statistique, douchent encore un peu plus les prévisions. Et pourtant, la situation des ménages wallons semble bien s’améliorer.

Le Wallon sourit

C’est au point, dit l’IWEPS, que même si les exportations wallonnes fléchissent et tirent les courbes de croissance vers le bas, la bonne humeur des ménages rattrape la sauce.
Pourquoi ? Parce que la croissance de l’emploi se poursuit. Elle est moins forte qu’avant mais elle est toujours là. Et puis, parce que les revenus disponibles ont légèrement augmenté, notamment à travers le tax shift. Au surplus, comme l’inflation va ralentir, le pouvoir d’achat se ragaillardit.

Cigale ou fourmi ?

Comment se comportent alors les ménages wallons ? Jean de La Fontaine aurait du mal à les classer dans un rôle ou dans l’autre : ils tiennent à la fois de la cigale et de la fourmi. Pas trop sûrs de ce qui les attend, ils mettent un peu plus de pommes de côté. Mais ils s’autorisent tout de même des petits plaisirs supplémentaires : en 2019, l’IWEPS prophétise ainsi que leur consommation va augmenter de 1,4%.

Rêves de briques

Enfin, étant donné qu’en plus les taux hypothécaires restent bas, les investissements des ménages dans la brique vont aussi augmenter de 1,6%. C’est sans doute moins qu’en 2017 – année exceptionnelle – où ces dépenses avaient progressé de 7,5%. Mais c’est déjà ça, se dit-on à Batibouw !

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