Le Comité P se défend dans une lettre au président de la Chambre

Le Comité P se défend dans une lettre au Président de la Chambre
Le Comité P se défend dans une lettre au Président de la Chambre - © DIRK WAEM - BELGA

La commission d'enquête parlementaire sur les attentats tiendra sa première réunion publique ce lundi 9 mai. En attendant, le président de la Chambre reçoit les rapports des uns, et les réactions des autres. Après le rapport du Comité P, qui pointait des défaillances des services belges d'enquête en marge des attentats de Paris, après la lettre des services en question, critiquant le mode de travail du Comité P, voici la réponse du berger à la bergère.

Le président du Comité P a adressé un courrier ce 3 mai au président de la Chambre, Siegfried Bracke. Sa lettre concerne l'enquête de contrôle sur "la position d'information des services de police belges concernant les attentats de Paris". 

Elle fait "suite aux remarques formulées par certaines membres de la police, selon lesquelles les auditions de notre Comité P auraient perturbé le fonctionnement de leurs tâches opérationnelles". 

Le Comité P se défend d'avoir, par ses nombreuses auditions, empêché des enquêteurs de faire leur travail, alors que les attentats de Bruxelles se préparaient. 

Pas d'obstacle au travail de terrain

Son président, Yves Keppens, écrit : "Le Comité P déplore vivement que certaines personnes ne cessent de proclamer que l'enquête de contrôle a fait obstacle à l'opérationnel". 

Dix-sept membres de la division anti-terrorisme DR3 ont été auditionnés par le Comité. Deux personnes étaient en indisponibilité pour raison médicale, l'une était en congé, et deux ont été auditionnées après leur période de congé.

Le Comité P précise dans sa lettre que "les personnes auditionnées n'ont jamais fait l'objet d'une convocation formelle, avec une date et une heure imposée." Cela s'est fait de façon verbale; des dates ont été proposées aux personnes à entendre et le Comité affirme qu'il a toujours tenu compte des indisponibilités. 

Les personnes entendues ont toujours pu laisser leur GSM ouvert afin d'être contactées durant leurs auditions si les besoins du terrain l'exigeaient. 

Pas de remarques des personnes entendues

Après chaque audition, le Comité P rappelle qu'il a demandé à chaque personne si elle avait des remarques à formuler. Or, aucune remarque négative n'a été faite par les enquêteurs ou les chefs de service.

A la critique qui consiste à dire que l'enquête du Comité P a été unilatérale, sans contradiction, le Comité répond qu'il "se devait de rapporter à la commission de contrôle et à elle seule, les considérations contenues dans son rapport". 

Pour conclure, le Comité P appelle au retour de la sérénité, pour que l'enquête puisse se poursuivre.

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