Le combat de Béa Ercolini en faveur des femmes : "Il faut capitaliser sur les mecs bien"

Il y a un mois et demi, Béa Ercolini, était encore journaliste. L’ex-rédactrice en chef du Magazine Elle Belgique et créatrice de l’ASBL « Touche pas à ma pote » a décidé de se lancer en politique pour porter le combat des femmes et pour les femmes. Si elle a choisi le cdH pour défendre ses convictions féministes, elle insiste sur le fait qu’elle est vraiment indépendante : « Cela signifie qu’à tout moment je voterai en âme et conscience ».

A la question de savoir si c’est vraiment difficile d’être candidate cdH, elle répond : « Il y a clairement, en m’accueillant dans ce parti, une volonté d’ouverture et une volonté de le régénérer peut-être. Et la majorité de mes colistiers sont dans le même esprit d’ouverture, de dépoussiérage ».

« Il faut capitaliser sur les mecs bien »

Reste que pour Béa Ercolini, il y a beaucoup de travail en la matière. « La dernière législature n’est pas très brillante en matière de représentation des femmes, par exemple, en politique ».

Elle tacle d’ailleurs le Premier ministre sortant, Charles Michel, qui « vient de découvrir, 7 ans après sa sortie, le film de Sofie Peeters » dénonçant le harcèlement en rue. Ce qui est en soi positif même si c’est tardif, selon elle.

Quant au mouvement MeToo elle estime ceci : « On dit que MeToo a libéré la parole, moi je trouve que MeToo a libéré l’écoute et a un peu retiré les bouchons qu’il y avait dans les oreilles des garçons. Et aujourd’hui, il y a énormément d’hommes, j’ai envie de dire la majorité des hommes, que je connais qui sont des mecs bien, sont des hommes qui sont pour l’égalité entre les hommes et les femmes ».

Béa Ercolini parler également de « masculinité positive » que ces hommes « doivent » utiliser pour faire « passer le message à leur fils » mais aussi « aux hommes de leur âge ». « Il faut respecter les femmes c’est une question d’équilibre de la société et cela empêchera tous les problèmes que l’on connaît, comme le viol etc. »

Et d’affirmer que si « le monde politique est encore un monde d’hommes », « cela va changer », « il faut capitaliser sur les mecs bien ».

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