Le code de bonne conduite des opticiens est un échec

Le code de bonne conduite des opticiens est un échec
Le code de bonne conduite des opticiens est un échec - © Tous droits réservés

Le code de bonne conduite des opticiens est un échec. Proposée par le ministre de l'Economie fin 2016, cette charte avait pour objectif de favoriser la transparence en ce qui concerne les prix pratiqués par les opticiens. Quatre mois plus tard, elle a été signée par 2% des pratiquants seulement.

Sanctions pénales

La charte est pourtant largement diffusée par l'association des opticiens de Belgique, mais rien n'y fait. De nombreux opticiens n'ont jamais lu cette charte, ce qui explique qu'ils ne sont que 38 à l'avoir signée.

La raison? Cette charte serait déjà largement respectée par les pratiquants, explique la présidente de l'association des opticiens, Viviane De Vries: "Quand un client demande un conseil ou une information à un opticien, il lui donne déjà tous les détails des verres."

Néanmoins, si tellement d'opticiens rechignent à signer la charte, c'est également parce qu'ils s'exposent à des sanctions pénales en cas de transgression. "Si ils souscrivent le code, ils doivent respecter le fait que quand un client demande un devis, ou une offre écrite, ils doivent le mettre sur papier". 

Afin d'encourager les pratiquants à signer, le ministre Peeters a contacté l'association des opticiens la semaine dernière. Celle-ci affirme toutefois ne pas disposer des moyens suffisants pour amener les professionnels à s'engager. Une évaluation doit avoir lieu fin 2017 afin de déterminer l'utilité pure et simple de ce code de conduite. 

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