Le chaudron bout toujours à Vers l'Avenir

Aux Éditions De l'Avenir, la restructuration ne se passe pas comme prévu
Aux Éditions De l'Avenir, la restructuration ne se passe pas comme prévu - © BRUNO FAHY - BELGA

Il y a quelques semaines, le personnel de Vers l’Avenir et la direction avaient convenu d’un plan de restructuration. Mais le climat n’est pas pour autant apaisé.

Restructuration en suspens

Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord le fait que les candidatures à un départ volontaire sont nettement moins nombreuses qu’imaginé dans le plan de restructuration. Si dans certains services, les personnes en partance sont quasi aussi nombreuses que prévu, à la rédaction (qui aurait dû se séparer d’une trentaine de personnes) on n’enregistre aujourd’hui que 8 départs possibles sur 30 escomptés.

Opposition frontale

Par ailleurs, la contestation gronde toujours contre le directeur des rédactions que ses troupes jugent inapte à diriger le navire. Mais, à entendre le personnel, le Conseil d’Administration de l’Avenir préfère apparemment "virer l’ensemble de l’équipe plutôt que l’entraîneur qu’elle a désigné". Les cadres qui se sont rebellés cette semaine ont d’ailleurs été dûment mis en garde et menacés de mise à pied de façon à peine voilée.

Renault en panne

Le climat semble donc toujours délétère aux Éditions De l’Avenir. Les négociations menées tambour battant durant la procédure Renault ont sans doute abouti à un accord a minima. Mais une solution durable s’accommode mal de débats à la va-vite.

Le 14 février prochain, on doit faire le décompte de ceux qui sont prêts à quitter volontairement le navire. La crainte aujourd’hui c’est qu’une partie du personnel moins conciliante avec la direction fasse les frais de l’opération et soit débarquée d'office. Bref, la dernière ligne au conflit n’est pas encore écrite aux Éditions De l’Avenir.
 

Archives: Journal télévisé 12/12/2018

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