Didier Reynders sur le CETA: "Si on a pu convaincre 27 Etats, il doit être possible de rassurer tout le monde"

Le ministre a rappelé que le Ceta prévoyait des règles précises en matière d'exportations.
Le ministre a rappelé que le Ceta prévoyait des règles précises en matière d'exportations. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Deux sujet sensibles ont été évoqués ce jeudi lors des questions orales à la Chambre : la situation en Syrie où la Russie accuse les F-16 belges d'avoir tué des civils et le CETA, le traité commercial entre l'Europe et le Canada actuellement bloqué par le Parlement wallon.

Interrogé sur le CETA, Didier Reynders a expliqué qu'il avait rencontré Paul Magnette, le Ministre-Président de la Wallonie, et Cecilia Malmström, la Commissaire européenne au Commerce. "Il restait quatre points sur lesquels il y avait une demande de précisions de la part du gouvernement wallon. Nous avons demandé à la Commission d'adapter des textes complémentaires. Tout cela va se retrouver sur la table du Conseil européen. Nous avons tout fait pour répondre aux préoccupations, dont certaines sont tout à fait légitimes dans un certain nombre de secteurs, par exemple le secteur agricole."

Le ministre des Affaires étrangères a rappelé que le CETA prévoyait des règles précises en matière d'exportation de la viande bovine. Les entreprises canadiennes auront notamment l'obligation de respecter la législation européenne, excluant ainsi le risque de voir arriver de la viande aux hormones sur le marché européen.

Didier Reynders s'est montré confiant quant à une résolution du blocage wallon d'ici à vendredi. "Si on a pu convaincre 27 Etats et la Région flamande, il doit être possible de rassurer tout le monde. [...] Les temps changent. J'ai eu l'habitude de me retrouver dans des situation à 14 contre 1 quand nous étions 15 dans l'Union. [...] Mais je n'ai jamais eu l'expérience de faire partie du 1", a-t-il martelé.

Des civils Syriens tués par des F-16 belges ?

Concernant les accusations russes laissant entendre que des F-16 belges auraient causé la mort d'au moins six civils en Syrie, Didier Reynders a répété "qu'aucun avion [belge] n'était actif" dans cette zone ce jour-là. "La Belgique déplore que la Russie n'ait pas pris la peine de d'abord vérifier ces accusations, mais de faire passer ces accusations par les médias", a ajouté le ministre des Affaires étrangères. Selon lui, l'ambassadeur de Russie en Belgique n'a pas apporté la preuve de ces bombardements.

"Nous n'avons pas l'habitude de communiquer sur chaque frappe. Nous procédons ainsi pour des raisons de sécurité. Je ne vois aucune raison pour changer quoi que ce soit à cette politique", a complété Steven Vandeput, le ministre de la Défense.

Jeudi en milieu de journée, la Russie a affirmé qu'elle possédait des données radars indiquant que des appareils belges étaient bien dans la zone d'Alep au cours de la nuit du lundi 17 au mardi 18 octobre dernier.

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