Le Centre interfédéral de crise fait le point ce 19 août : "La bulle des cinq est essentielle pour l'instant. Il n'est pas question de l'élargir"

Comme tous les mercredis, le Centre interfédéral de crise a tenu un point presse à 11h et a rendu compte de l'évolution de l'épidémie de coronavirus en Belgique. 

Selon les dernières données diffusées par l’Institut de santé publique Sciensanola baisse du nombre de nouveaux cas de contamination se confirme. Entre le 9 et le 15 août, 527,7 nouvelles contaminations par jour ont été enregistrées en moyenne, soit une baisse de 15% par rapport à la semaine précédente. En revanche, alors que le nombre d'hospitalisations diminue également, le nombre de décès continue d'augmenter (en moyenne, 9,9 personnes sont décédées des suites du virus entre le 9 et le 15 août).

"La bulle des cinq, si elle est effectivement difficile à respecter, est essentielle pour l'instant"

Frédérique Jacobs, porte-parole interfédérale de la lutte contre le coronavirus, dit espérer que cette baisse du nombre de contaminations se poursuive : "Si cela continue, si on reste sur une diminution de l'ordre de 15%, on diagnostiquera en moyenne 350 nouveaux cas par jour début septembre. On serait à 100 nouveaux cas si cette baisse est de 50%". Le plus grand nombre de nouvelles admissions à l'hôpital se trouve par ailleurs toujours à Bruxelles et Anvers, suivi de Liège, de la Flandre orientale et de la Flandre occidentale.

Néanmoins, la situation à Anvers continue d'évoluer favorablement : "On observe désormais une moyenne de 135 nouveaux cas par jour, ce qui représente une diminution de 34% par rapport à la semaine précédente".

Au niveau de la région de Bruxelles-Capitale, la tendance des nouvelles infections est aussi à la baisse : "Entre le 9 et le 15 août, il y a eu 118 nouveaux cas en moyenne par jour. L’augmentation a l’air de ralentir : elle est de 21% environ alors qu’elle était aux environs de 50% les semaines précédentes".

Seule la province du Brabant flamand enregistre une légère augmentation du nombre de nouvelles contaminations. 


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Concernant l'augmentation des décès, le Centre interfédéral de crise dit devoir examiner ces chiffres de plus près : "C’est l’évolution dans les prochains jours qui nous permettra de voir si c’est lié à l’augmentation des températures et de l’ozone ou si c’est une augmentation de mortalité réellement liée à l’infection au Covid".

Au vu de l'évolution de la situation épidémiologique en Belgique, le Centre interfédéral de crise considère que : "La bulle des cinq, si elle est effectivement difficile à respecter, est essentielle pour l'instant. D'autant plus que ce n'est que depuis quelques jours que le nombre de contaminations diminue. Nous sommes toujours à un stade extrêmement élevé de dissémination du virus dans la communauté", précise Frédérique Jacobs. Et de poursuivre : "On sait qu'effectivement, c'est surtout dans la famille, avec des contacts très rapprochés, qu'on constate une dissémination du virus. Pour l'instant, il n'est probablement pas question d'élargir ça. Ce n'est pas à l'ordre du jour". 

Concernant les mesures sanitaires au travail, selon Frédérique Jacobs : "Dès que vous ne pouvez pas respecter une distance d'1m50, il est recommandé de porter un masque. Cela fait déjà partie des recommandations". 

Des patients hospitalisés un peu plus jeunes

Le Centre interfédéral de crise a également effectué une analyse comparative entre ce qu’il appelle la première vague (la première période d'infection de mi-mars au 21 juin) et la seconde période (du 22 juin à la fin du mois de juillet). Il en ressort que, par rapport à la première période, les patients hospitalisés au cours de la seconde sont plus jeunes : la moyenne d'âge est de 65 ans et plus de fin juin à fin juillet alors qu'elle était de 71 ans et plus précédemment. "Cela va de pair avec le fait que moins de personnes sont transférées depuis les maisons de repos vers les hôpitaux en cette deuxième période. Les maisons de repos semblent mieux contrôler l'infection même si on a encore remarqué de petits foyers de contaminations". 

L'âge reste néanmoins un indicateur important permettant d'évaluer le risque de développement du coronavirus chez un patient. Par ailleurs, les patients de la seconde période étant plus jeunes, ils sont aussi moins nombreux à présenter des facteurs de comorbidité. 


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