Le cdH lâche le PS: Olivier Maingain (DéFI) entendra "tous ceux qui veulent nous rencontrer"

Suite à l'appel lancé par Benoît Lutgen de créer de nouvelles majorités sans le PS en Wallonie, à Bruxelles et en FWB, le président de DéFI Olivier Maingain a réagi.

Pour Olivier Maingain, il s'agit d'une "tentative de sauvetage du cdH qui est en perdition dans les sondages". va-t-il répondre à l'appel lancé par Benoît Lutgen? "Ma priorité à Bruxelles, c'est la réforme de la gouvernance publique, répond Olivier Maingain. Je veux voir d'abord ce que certains veulent mettre sur la table en termes de réforme de gouvernance. Nous avons des propositions très fortes à mettre sur la table: la suppression, par exemple, de toute forme de rémunération pour des mandats dérivés. C'est là que naissent les scandales. Le cdH, le MR et le PS se sont servis avec des rémunérations injustifiées dans tous ces mandats dérivés".

Le président de Défi reste donc ouvert à la discussion: "J'entendrai tous ceux qui veulent nous rencontrer. Si on fait bien l'évaluation, en Région bruxelloise, il est très difficile de faire une majorité sans Défi. Nous serons d'autant plus exigeants que nous savons qu'il y a parmi les interlocuteurs potentiels des partis, PS, MR et cdH, qui depuis 30 ans symbolisent à eux trois toutes les dérives de la gouvernance publique en Région wallonne et en Francophonie".

De là à se passer du PS dans la majorité bruxelloise? "Je sens la nécessité, si nous avions les mains libres, d'un profond changement politique si c'était possible avec aucun des trois partenaires traditionnels, répond Olivier Maingain. Mais aujourd'hui les rapports de force ne sont pas encore à ce point. Nous vérifierons donc quels sont ceux qui sont prêts à aller le plus loin possible dans le rétablissement de la confiance des citoyens par une gouvernance publique propre et honnête".

Le cdH veut faire des petites révolutions de palais, or il a aussi sa responsabilité dans Publifin et le MR n'a pas de leçons à donner

Suite à l'appel lancé par Benoît Lutgen de créer de nouvelles majorités sans le PS en Wallonie, à Bruxelles et en FWB, le ministre bruxellois DéFI Didier Gosuin a réagi.

Il ne s'affirme pas prêt à quitter le gouvernement bruxellois et met en cause le cdH, dont, dit-il, la démarche tient plus du calcul politique, du sauve-qui peut, plutôt que de la gestion responsable: "Le cdH veut faire des petites révolutions de palais, or il a aussi sa responsabilité dans Publifin et le MR n'a pas de leçons à donner".

Il ajoute: "Mettre cul par-dessus tête toutes les institutions, ce n'est pas ce que les citoyens attendent. Le citoyen demande du sérieux dans la gestion et pas du calcul politique".

Par ailleurs, ajoute Didier Gosuin, le MR n'est pas à l'abri des critiques en matière de gouvernance dans le dossier du Kazakhgate, dans lequel l'ancien président du Sénat et désormais ex-bourgmestre d'Uccle Armand De Decker a joué un rôle de premier plan. "Je ne rentre pas dans ce genre de combine", a conclu Didier Gosuin.

Newsletter info

Recevez chaque jour toutes les infos du moment

Recevoir