Le cdH fait le choix de l'opposition

Le cdH clarifie sa position quant à une participation aux gouvernements régionaux, communautaire et fédéral. Le bureau du parti s'est réuni à ce sujet toute la matinée de ce mercredi 5 juin. Les humanistes optent à l'unanimité pour l'opposition. Le cdH dit avoir entendu le signal de l'électeur et devrait donc refuser toute participation à un gouvernement. 

Cela dit, les scénarios qui circulent en ce moment pour la formation des exécutifs régionaux et communautaire n'incluent pas les humanistes dans les majorités. 

Les scores des humanistes aux dernières élections sont en nette baisse, quel que soit le niveau de pouvoir. Une semaine après les élections, la députée fédérale Catherine Fonck estimait déjà sur le plateau de RTL-TVI qu’il y avait là un signal clair de l’électeur : celui "de ne pas envoyer le cdH dans les majorités". La députée hennuyère plaidait donc pour une cure d’opposition pour son parti.

Lundi cependant, le président des humanistes semblait dire que Catherine Fonck était allée un peu vite en besogne. Tout en reconnaissant la défaite de son parti, Maxime Prévot déclarait qu’il était "encore trop tôt pour tirer des conclusions". Le parti n’avait donc pas encore choisi d’opter pour l’opposition ou une éventuelle participation aux différents gouvernements. Au cours du bureau de ce matin, les humanistes se sont donc accordés sur l’attitude à adopter: ce sera l'opposition.  

Au fédéral, désormais devancé par le PS, le MR et Ecolo, le cdH n’est plus que le quatrième parti francophone. A Bruxelles, avec 7,6% des suffrages, le cdH se voit relégué à la sixième place. En Wallonie, le parti est parvenu à se maintenir au-dessus des 10%. Mais il n’y obtient que la cinquième place.

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