Le CD&V avoue avoir commis une faute de communication sur Theo Francken

À gauche: Kris Peeters. À droite: Wouter Beke.
À gauche: Kris Peeters. À droite: Wouter Beke. - © Tous droits réservés

Le président du CD&V, Wouter Beke, et le vice-Premier ministre, Kris Peeters, admettent avoir commis une erreur de communication en laissant sous-entendre que le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA) ferait mieux de démissionner sans demander toutefois explicitement son départ.

Lorsque Theo Francken avait mal informé le Premier ministre sur le rapatriement de Soudanais en janvier, le président du parti démocrate-chrétien flamand avait déclaré dans l’émission "De ochtend" sur Radio 1 : "Je dis seulement que les gens doivent tirer leurs propres conclusions et qu'il s'agit d'une question de déontologie personnelle. […] Votre crédibilité est votre plus important atout et, si elle est affectée, il faut, en tant que politicien, en tirer les conclusions."

Deux semaines après ses déclarations, Wouter Beke a confié au quotidien De Standaard que "l’on peut parler d’une faute de communication" : "Je n’ai jamais demandé sa démission, j’ai évoqué une déontologie personnelle. D'après moi, la politique devient plus de la tactique et de la stratégie."

Kris Peeters soutient son président

Le vice-Premier ministre CD&V, Kris Peeters, défend son président dans het Laatste Nieuws : "En tant que politologue, Wouter connait très bien l’histoire de notre pays et a fait référence à des ministres CD&V qui ont démissionné dans le passé. On a traduit cela comme si nous demandions le départ de Theo Francken."

Les spéculations sur la démission de Theo Francken ont pris fin quand Bart De Wever a déclaré que la N-VA quitterait le gouvernement si les membres de la coalition exigeaient le départ de son secrétaire d’État. Kris Peeters a commenté : "C’est vrai que si on aboie, il faut aussi mordre. Sinon, il vaut mieux ne pas aboyer."

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