Le caractère "exceptionnel" de la sécheresse est reconnu pour 259 communes wallonnes

Sécheresse dans un champs de choux-fleurs
Sécheresse dans un champs de choux-fleurs - © STEPHANIE DEMASURE - BELGA

Le caractère "exceptionnel" de la sécheresse qui a sévi au printemps dernier en Belgique a été reconnu pour 259 communes du sud du pays à l'issue d'une analyse de l'Institut royal météorologique (IRM) sur la période allant du 1er août 2016 au 30 juin dernier, a annoncé mardi le ministre wallon de l'Agriculture, René Collin (cdH). Celui-ci va dès lors entamer la procédure de reconnaissance devant le Fonds des calamités agricoles wallon.

La Wallonie a demandé à l'IRM de prendre en compte une période très étendue pour éviter la mauvaise surprise qu'avait connue la Flandre. Cette dernière avait en effet requis une analyse de l'Institut entre début mai dernier et fin juin, qui n'avait pas abouti à une conclusion faisant état d'une sécheresse exceptionnelle, explique-t-on au cabinet du ministre Collin. L'IRM a ainsi constaté que les précipitations étaient généralement faibles en Belgique depuis juillet 2016. Tous les mois depuis lors sont plus secs que la normale, relève-t-il. D'après l'Institut, en analysant la situation sur ces vingt dernières années, il s'agit bien d'une situation hors du commun pour 259 communes sur les 262 que compte la Wallonie.

Constat des dommages

René Collin a appelé les communes et les agriculteurs à mettre en place les commissions communales de constat des dommages. Cela doit se faire rapidement car les démarches doivent être réalisées avant les récoltes, précise son cabinet. Cette étape est en outre indispensable pour une éventuelle reconnaissance comme calamité agricole. Les différents PV des commissions communales seront ensuite transmis à l'administration wallonne pour vérifier que les critères d'intensité des dégâts sont bien respectés.

Tout comme en Flandre, la reconnaissance comme calamité agricole n'est en effet possible que lorsque les dommages totaux dépassent 1,24 million d'euros et que le montant moyen par dossier atteint au moins 5.580 euros. Il faut en outre qu'au moins 30% de la production soit touchée. Ce n'est donc qu'une fois les récoltes effectuées que l'on pourra déterminer l'ampleur des dégâts. Sur cette base, l'administration proposera au gouvernement wallon de reconnaître l'étendue géographique de la calamité via un arrêté ministériel listant les communes concernées. Il s'agira par après de fixer les indemnités à payer par le Fonds des calamités agricoles en fonction des cultures. Au nord du pays, 150 communes sont dans une situation similaire, avait annoncé plus tôt dans la journée la ministre flamande de l'Agriculture, Joke Schauvliege (CD&V), qui va également lancer la procédure devant le Fonds flamand des calamités agricoles.

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