Burn-out: un travailleur sur trois éprouve trop de stress au boulot

Le burn-out, sujet d'études... politiques
Le burn-out, sujet d'études... politiques - © AURORE BELOT - BELGA

C'est actuellement le vice-Premier CD&V et ministre de l'emploi, Kris Peeters, qui planche sur la définition d'un travail "faisable" ("werkbaar"), travail de qualité, travail acceptable pour tout travailleur, et qui en parallèle a choisi de mettre l'accent sur les effets "négatifs" liés au travail. Dans la ligne de mire : stress et burn-out. Avec un Kris Peeters qui a dès lors entamé un mini-tour d'Europe des expériences à l'étranger de lutte contre ces stress et burn-out. Suède, Autriche, Danemark et ce mercredi les Pays-Bas.

Mais d'ores et déjà, il pointe une série de conclusions tirées d'une série d'études. A savoir le "werkbaarheidsmonitor" (Observatoire de la qualité du travail) du SERV (Sociaal-Economische Raad van Vlaanderen) de 2013, une nouvelle étude du Professeur Lode Godderis (KUL), l’enquête européenne sur les conditions de travail dans 35 pays (dont la Belgique), et l’étude sur le burnout au sein de la population active belge du SPF Economie de 2009-2010.

Tous les secteurs sont touchés. Certains plus encore que d'autrres

Résultats: un travailleur sur trois éprouve trop de stress au boulot. Un chiffre stable depuis 2013. Il n'empêche notre pays se situe dans la moyenne supérieure européenne. Avec un pic dans la tranche d'âge des 40-55 ans - ensuite, le stress semble redescendre. Explications : soit un changement de fonction, soit une sortie pure et simple du marché du travail, vers des prépensions, ou vers un congé maladie. Pour le reste, peu de distinction en fonction de l’âge, du sexe et du secteur. Tous les secteurs sont touchés.

Et si l’on devait quant même parler de "secteurs à stress", il s'agirait de : l’enseignement, les hôpitaux et les maisons de repos, les banques et les assurances, les transports (transports en commun inclus), le secteur textile et la confection. Autre élément : les femmes sont moins bien loties que les hommes, même si la différence devient faible entre hommes et femmes, le stress étant avant tout lié au type de fonction que les uns et les autres exercent. Enfin, tous les travailleurs sont concernés, tant les hautement que les faiblement qualifiés... 

Conclusion de Kris Peeters: le risque de stress et de burn-out dépend bien des exigences professionnelles, comme la pression au travail, et peut/doit, selon lui, être "prévenu". A cette fin, il prévoit à court terme, dit-il, une concertation entre son cabinet et les partenaires sociaux, les services externes de prévention, les médecins du travail, les conseillers en prévention, le SPF fédéral et les ministres régionaux concernés.

Le tout pour élaborer des mesures qui trouveront donc leur place dans le projet de loi "travail faisable et maniable", vaste chantier sur lequel il planche depuis quelques mois à présent. 

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