Le bourgmestre de Wezembeek-Oppem chahuté par le TAK

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Des manifestants du Taal Aktie Komitee (TAK) ont fait irruption vendredi soir au domicile du bourgmestre faisant fonctions de Wezembeek-Oppem, François van Hoobrouck et l'ont agressé verbalement. Charles Michel souhaite une réaction judiciaire à la hauteur des faits.

Selon Le Soir, les manifestants du TAK étaient porteurs de guirlandes multicolores et exhibaient une affiche sur laquelle on pouvait lire, en néerlandais: "Après 77 ans, il continue de violer la Constitution". François van Hoobrouck, dont c'était le 77e anniversaire vendredi, regardait la télévision avec son épouse.

Selon lui, il a ouvert la porte et s'est retrouvé face à une quinzaine de membres du TAK qui l'ont agressé verbalement en affirmant qu'il ne respectait pas les lois linguistiques, qu'il ne méritait pas sa place de bourgmestre, et que c'était une honte qu'il soit encore là.

François Van Hoobrouck a alors répliqué en "vociférant" que cela le confortait dans l'idée qu'il n'y a aucun respect pour les droits des francophones en périphérie. "Ils étaient fous de rage et ils ont continué à m'invectiver durant plusieurs minutes", a encore confié le bourgmestre au Soir.

Plainte à la police

Les manifestants ont ensuite jeté affiches et guirlandes dans le hall de la maison avant de se retirer. Le bourgmestre ff a déposé plainte auprès de sa police pour violation de domicile et menaces. Encore sous le choc samedi matin François van Hoobrouck a déclaré qu'en périphérie bruxelloise, des groupuscules exercent une pression morale et physique sur des élus locaux qui osent dire tout haut qu'ils souhaitent que leur commune rejoigne la Région bruxelloise. "Ce n'est plus vivable. Certains d'entre eux commencent à ne plus le supporter. La vie politique en périphérie ressemble de plus en plus à un apostolat", a-t-il encore dit.

Quant au ministre fédéral et candidat à la présidence du Charles Michel, il a condamné la violation du domicile de François van Hoobrouck. "Je condamne fermement ces actes de violence. C'est une attitude totalement inacceptable. J'espère qu'il y aura une réaction judiciaire à la hauteur de la gravité des faits. En démocratie, on débat avec des arguments et pas en usant de violence. Il s'agit de comportements tout à fait indignes de notre Etat de droit", a-t-il déclaré.


Belga

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