Le Belge consomme trop d'opioïdes: gare aux effets secondaires comme la dépression

Le Belge consomme trop d'opioïdes: gare aux effets secondaires comme la dépression
Le Belge consomme trop d'opioïdes: gare aux effets secondaires comme la dépression - © Tous droits réservés

Le Belge consomme trop d’opioïdes, selon l’INAMI. 

Opioïdes, c’est le nom générique que l’on donne aux antidouleurs puissants comme la morphine, le Tramadol ou encore l’oxycodone. On n’en est pas encore au stade de l’épidémie qui existe déjà aux États-Unis, mais l’INAMI tire tout de même la sonnette d’alarme. Il l’affirme, il faut mieux cadrer la consommation. Les remboursements ont augmenté de 27% entre 2010 et 2017.

Ce sont les médecins généralistes qui les prescrivent le plus, mais dans les centres spécialisés aussi il faut revoir sa copie. Les médecins en général prescrivent trop d’opioïdes, nous dit Guy Hans, médecin spécialiste de la douleur et expert à l’INAMI : "On voit d’année en année qu’il y a une augmentation dans l’usage des opioïdes. On doit toujours le cadrer".

Cadrer l’usage : ne pas les prescrire trop vite dans un premier temps, et quand on les prescrit à raison, comme dans le traitement du cancer par exemple, il faut régulièrement réévaluer leur utilité. "C’est vraiment le problème en Belgique. On commence avec une thérapie et on ne va jamais regarder par après si elle est vraiment efficace et si elle est encore nécessaire."

Dépression en effet secondaire

Car les opioïdes sont les antidouleurs les plus forts et ont des effets secondaires comme la dépression. "On dit alors que le patient qui a des douleurs chroniques est dépressif. Mais ça peut être aussi causé par les médicaments."

Les experts plaident pour une approche multidisciplinaire et il faut privilégier d’autres médicaments avec moins d’effets secondaires, mais aussi des alternatives, comme l’hypnose ou la cryothérapie, la thérapie par le froid : "Il y a beaucoup de possibilités, et on doit toujours utiliser le panel complet pour garder la dose des médicaments la plus basse possible".

Encore faudrait-il que le panel en question soit remboursé par la Sécurité sociale. Notez aussi que les opioïdes induisent aussi une dépendance dans certains cas.

Entre 2010 et 2017, le budget de l’assurance soins de santé consacré aux opioïdes a augmenté de 27%, atteignant quelque 56,1 millions d’euros en 2016.

 

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