Comment Infrabel lutte contre le froid? Le ballet nocturne des locomotives "dégivreuses"

Une trentaine de locomotives "dégivreuses" peuvent entrer en action en cas de mauvaise météo
Une trentaine de locomotives "dégivreuses" peuvent entrer en action en cas de mauvaise météo - © Tous droits réservés

Pour assurer le bon fonctionnement du réseau ferré durant la période hivernale, des techniciens d’Infrabel parcourent quotidiennement certains tronçons avec des locomotives un peu particulières : elles sont équipées d’un bras mécanique qui dégivre les caténaires.

La locomotive de Sébastien Kuhn démarre à 4h16 très exactement, alors que le thermomètre affiche -2°. A une vitesse constante de 50 km/h, il relie la gare de Bruxelles-Midi à Halle, en restant attentif à ce qui se passe aux abords des voies ferrées (neige, débris, etc.). Le conducteur doit aussi lever les yeux pour voir si les caténaires sont en état de fonctionnement. Après quelques dizaines de kilomètres, sa mission est remplie : les voies et les caténaires semblent dégagées. « Tout s’est bien passé : pas de givre, pas d’arcs. Tout s’est bien passé. Pas de caténaire par terre » conclut Sébastien Kuhn.

« C’est radical, mais il n’y a pas le choix »

Sa locomotive est identique aux locomotives classiques. La seule différence : le pantographe, c’est-à-dire « le patin qui touche la caténaire afin de faire passer le courant » comme le détaille Arnaud Reymann, porte-parole d’Infrabel, a été légèrement modifié. Son revêtement n’est pas en carbone, mais en acier. « Cela va permettre de racler le givre. Évidemment, c’est une procédure qui use la caténaire. C’est radical, mais il n’y a pas le choix » assure-t-il.

Quotidiennement, sur base de prévisions météo précises, Infrabel décide de dégivrer telles ou telles zones, principalement en Wallonie et au niveau des nœuds ferroviaires. En cas d’intempéries hivernales fortes, une trentaine de ces locomotives « dégivreuses » sont mobilisables, louées par la SNCB.

Des trains de voyageurs gardés au chaud

Afin de permettre aux voyageurs d’effectuer leurs trajets dans de bonnes conditions, l’intérieur des voitures est préservé des chocs thermiques. Le porte-parole de la SNCB confie que dans les wagons passagers, la nuit, « le chauffage est maintenu à une température de 5° pour éviter des problèmes mécaniques. Une heure avant les premiers départs, les températures sont augmentées à 22° pour permettre d’assurer dès le départ le confort des voyageurs ».

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