"Laurette va beaucoup manquer", "Une grande dame"... Les réactions politiques

Joëlle Milquet (cdH) et Rudi Vervoort (PS) ont rapidement réagi à l'annonce via Twitter.
Joëlle Milquet (cdH) et Rudi Vervoort (PS) ont rapidement réagi à l'annonce via Twitter. - © T.M. avec BELGA

Les réactions n'ont pas tardé à l'annonce par Laurette Onkelinx de son retrait de la vie politique "active". Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) a notamment salué "la décision d'une grande dame qui a tant apporté à la politique belge".

"Le PS bruxellois est fier de t'avoir", a-t-il encore écrit dans un message publié sur Twitter.

Joint par téléphone, il a ajouté : "Nous continuerons le combat ensemble et donnerons de l'avenir à notre parti", sans souhaiter s'exprimer davantage.

Le président du PS Elio Di Rupo a dit respecter le "choix personnel" de Laurette Onkelinx, mais sans commenter son souhait de faire "place aux jeunes".

"Je salue le travail de Laurette, une femme et une camarade exceptionnelle, qui nous a permis de gagner tant de combats", a pour sa part sobrement tweeté le bourgmestre de Charleroi et ex-ministre-président wallon Paul Magnette (PS).

Jean-Charles Luperto (PS), bourgmestre de Sambreville et ancien président du parlement de la Communauté française, a indiqué avoir du "respect" pour son "parcours et la dignité de (son) expression" ainsi que "pour tous les combats menés avec une hargne sans égal".

Joëlle Milquet, élogieuse

Joëlle Milquet (cdH) a également écrit une série de messages pour le moins élogieux au sujet de Laurette Onkelinx : "Engagée, travailleuse, compétente, conviviale, loyale, pétillante, Laurette va beaucoup manquer. Trente ans très marquants au service de l'État !".

"Malgré nos différences politiques, j'ai toujours beaucoup apprécié travailler avec elle ! Nous avons construit une belle relation respectueuse."

"Je comprends et respecte son choix. Il s'agit d'une grande femme d'État qui a beaucoup apporté à la Belgique et à sa politique sociale", a-t-elle encore écrit, avant de conclure : "Laurette a encore beaucoup à apporter dans les deux ans à venir et je lui souhaite bonne chance dans ses choix et défis qu'elle relèvera avec brio !".

Toujours dans le rang des humanistes, le député fédéral Michel de Lamotte estime que Laurette Onkelinx "a fait une belle carrière", lui souhaitant au passage "bonne continuation". Pour lui, il n'est pas impossible que "ce retrait soit lié à un besoin de renouveau dans le parti suite aux scandales".

Olivier Maingain, "surpris"

"Je suis surpris, mais je respecte son choix, a pour sa part réagi le président de DéFI Olivier Maingain. C'est une forte personnalité, mais je comprends, vu la lourdeur de l'engagement politique."

Sur la question des scandales politiques, Laurette Onkelinx donnait au chef des amarantes "le sentiment d'être volontaire pour écarter les responsables" de ces affaires, a-t-il confié.

"Se sentir utile, une question essentielle", dit Ecolo

Du côté d'Ecolo, les co-présidents Patrick Dupriez et Zakia Khattabi ont tous deux publié un message similaire, indiquant avoir du "respect pour la décision" de Laurette Onkelinx.

Ils précisent : "Se sentir juste et utile à la place qu'on occupe" est "une question essentielle pour chaque mandataire".

Zakia Khattabi encore commenté : "C'est une page qui se tourne dans l'histoire de la politique. C'est aussi une réflexion sur le rôle de la nouvelle génération, certainement liée à cette période de turbulences. Le PS est entre la nouvelle et l'ancienne génération".

"Il y a beaucoup à dire sur le PS bruxellois, mais j'ai appris à connaître Laurette Onkelinx comme une collègue passionnée et authentique. Je vais la regretter en tant que confrère-cheffe de groupe", a twetté Kristof Calvo (Groen).

"On en pense quoi à l'Hôtel de Ville de Mons ?"

Plus malicieux, comme à son habitude, Georges-Louis Bouchez, chef de file du MR de Mons, a réagi en décochant directement une flèche en direction du président du PS Elio Di Rupo.

"Laurette Onkelinx quitte la politique, reconnaissant qu'il faut savoir se retirer. On en pense quoi à l'Hôtel de Ville de Mons ?", a-t-il écrit sur Twitter.

Le chef de groupe MR à la Chambre David Clarinval a lui salué les qualités de la socialiste, "une femme qui a marqué la vie politique du pays pendant plus de vingt ans (...), une femme de conviction, défendant ses positions avec beaucoup d'ardeur, une négociatrice difficile, mais correcte et respectant sa parole".

Le chef de groupe MR dit ne pas douter que, d'ici à 2019, le parlement sera encore le théâtre de "beaux débats" avec son homologue du PS.

"Une adversaire politique respectée"

"Laurette Onkelinx est une adversaire politique respectée. Elle connaît ses dossiers, sait conclure des compromis et défendre ses positions avec force", a affirmé le chef de groupe de l'Open Vld à la Chambre, Patrick Dewael.

Le libéral flamand, qui a participé aux gouvernements Verhofstadt avec Laurette Onkelinx, a reconnu qu'elle n'était pas une "adversaire facile, tant dans l'opposition qu'au sein d'une coalition".

Il a par ailleurs souligné qu'elle connaissait bien le métier de parlementaire. "Au début de la législature, elle a quelque fois 'surréagit', mais elle a rapidement trouvé le bon ton", a-t-il déclaré, en soulignant qu'elle suscitait le respect de ses amis, mais aussi de ses ennemis.

"Tout le monde ne sait pas quand il faut s'arrêter"

La cheffe de groupe du sp.a à la Chambre, Meryame Kitir, a pour sa part estimé que son homologue francophone a pris une "décision courageuse".

La socialiste flamande n'a pas caché son admiration pour sa collègue francophone, qui pose "un geste fort en laissant la place aux jeunes". Elle a salué la conviction avec laquelle Laurette Onkelinx défendait ses dossiers et sa capacité de travail.

"Tout le monde ne sait pas quand il faut s'arrêter", a-t-elle ajouté.

Siegfried Bracke : "Elle me manquera"

Le président de la Chambre Siegfried Bracke (N-VA) a également réagi sur Twitter au retrait politique de Laurette Onkelinx : "Malgré nos grandes divergences politiques, j'ai toujours beaucoup apprécié son professionnalisme, sa fiabilité et sa sagesse".

"Elle me manquera", ajoute-t-il en conclusion de son tweet.

"Mots durs et portes qui claquent"

L'ancien Premier ministre Guy Verhofstadt (Open Vld) a affirmé se souvenir de "neuf années intenses" de collaboration avec Laurette Onkelinx, qui a été vice-Première ministre des deux premiers gouvernements fédéraux qu'il a dirigé.

"Jamais un moment ennuyeux. Nous avions plus souvent des divergences que nous n'étions d'accord, surtout en ce qui concerne le budget, mais un compromis réalisable finissait par se dégager", a déclaré celui qui est aujourd'hui chef du groupe des libéraux au Parlement européen (ALDE), soulignant que leurs relations sur le plan humain étaient meilleures.

"Les mots durs et les portes qui claquent étaient de pures collisions politiques. Laurette est d'abord une chouette femme et je lui souhaite le meilleur pour ce qu'elle entreprendra après 2019."

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