Laurette Onkelinx (PS) : "Impossible de concilier notre programme et celui de la N-VA"

Quelle coalition fédérale peut-on imaginer après le 26 mai prochain ? Le baromètre politique publié ce mercredi par RTBF-La Libre-VRT- De Standaard donne un aperçu des grandes tendances. Invitée au micro de La Première, la députée belge PS Laurette Onkelinx a commenté ces chiffres. « Ce que l’on peut tirer, c’est que la N-VA n’est plus incontournable », déclare-t-elle. Gouverner avec la N-VA ? « Impossible », assure Laurette Onkelinx.

Le ministre N-VA Jan Jambon a pourtant déclaré cette semaine que « si le PS laisse tomber beaucoup de ses revendications, on peut parler ». Mais de son côté, la députée PS souligne que « la N-VA est contre les francophones, elle est pour le confédéralisme. C’est impossible de concilier un programme comme le notre, un programme progressiste et tourné vers les hommes et les femmes de ce pays, et un programme de ségrégation comme celui de la N-VA. »

D’autant que, précise-t-elle, le PS espère quitter l’opposition. « Quand vous êtes dans l’opposition vous vous battez dans un hémicycle pour contrer des projets néfastes. Mais il y a de l’impuissance. Il vaut mieux être dans la majorité. » Et ajoute : « Si les partis du centre et certains de droite le veulent, ensemble, on peut contourner la N-VA, ce qui est important pour la défense des francophones et un autre modèle socio-économique. »

« Si on veut sauvegarder la démocratie et la prospérité dans ce pays, je crois que le moment est au choix. Soit une démocratie sociale, soit on va – j’en suis persuadée – vers de la révolte et de la violence », conclut-elle.

Je ne regrette pas ce que j’ai dit sur ce gouvernement

Laurette Onkelinx n’a pas manqué d’égratigner les gouvernements Michel I et II. En 2014, elle avait déclaré « Le bruit de Bottes résonne dans le gouvernement du pays » et 5 ans plus tard, elle ne retire rien. « Quand on voit ce qu’a fait Theo Francken avec ses propos racistes et ce mépris total des gens et de leurs difficultés, je ne regrette pas ce que j’ai dit à l’époque », déclare-t-elle.

Et ajoute : « C’est surtout sur le plan économique qu’on s’est battu car c’est un gouvernement qui – pour les plus démunis et la classe moyenne – a cassé un système que nous avions construit. Si on connaît à nouveau ce type de gouvernement, je suis persuadée qu’on aurait en Belgique ce qu’on voit en France avec les gilets jaunes et les casseurs ».

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