Laurette Onkelinx: "On va avoir un renouvellement incroyable"

Quelques heures après avoir annoncé la fin de sa vie politique "active" en 2019, Laurette Onkelinx était l'invitée du journal télévisé de 19h30 ce mercredi sur La Une.

D'emblée, elle a assuré que son choix n'était "pas du tout" lié à l'affaire du Samusocial qui a causé la démission du bourgmestre socialiste de Bruxelles, Yvan Mayeur. "Ça fait des mois que je me pose cette question. Je prenais la décision, puis je revenais dessus", a-t-elle expliqué.

A 58 ans, la présidente de la fédération bruxelloise du PS déclare qu'elle a "besoin de changement". Et d'ajouter : "J'ai envie d'autre chose, de continuer à m'investir dans le collectif. J'ai envie de librement écrire un nouveau chapitre de ma vie professionnelle." Mais pas question pour elle de reprendre son travail d'avocate. "Deux avocats à la maison, c'est un de trop", a-t-elle glissé en allusion à son mari, l'avocat Marc Uyttendaele.

On a souvent dit que j'avais mauvais caractère

Comme elle l'avait détaillé ce mercredi matin, Laurette Onkelinx veut "faire place aux jeunes". Selon elle, "on a besoin de nouveaux visages. On a besoin que la démocratie se renouvelle". Faut-il y voir un message subliminal à Elio Di Rupo, le président du Parti socialiste? "Non, sinon je lui aurais dit. Beaucoup pour le moment font la leçon au PS, qui est un des rares partis à avoir décidé dans ses statuts les règles du décumul. On va avoir un renouvellement incroyable, assure-t-elle. A la Chambre, sur 23 députés du PS, dix sont concernés par la règle du décumul ou par des décisions comme la mienne."

Laurette Onkelinx le reconnait au passage : "On a souvent dit que j'avais mauvais caractère." Il n'empêche, "quand on veut se faire respecter, il faut passer par là".

Interrogée sur son bilan en politique et sur ce dont elle est la plus fière, la socialiste cite son travail pour la protection des femmes et sa volonté de défendre la sécurité sociale. "Il fallait être sûr que la sécurité sociale ne tombe pas en faillite. On avait vu son importance notamment après la crise bancaire."

En fin d'interview, Laurette Onkelinx est revenue sur la question du Samusocial. "En un peu plus d'une semaine, tout était résolu", a-t-elle assuré, sans évoquer les rebondissements dans ce dossier. Selon elle, "on n'a pas vu ça ailleurs. Au cdH, il n'y a eu aucune sanction. Chez nous, il y a eu une exclusion et une démission".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

Recevoir