Laurette Onkelinx est "écoeurée" par les insultes dans le débat politique

Laurette Onkelinx
Laurette Onkelinx - © RTBF

La vice-première ministre socialiste Laurette Onkelinx se dit "écoeurée", au micro de la RTBF, par les invectives et les insultes qui rabaissent le débat politique. Et elles vise également des mandataires issus de son parti, le PS.

Au lendemain de la polémique qui s’est déroulée à la Chambre entre Didier Reynders et Philippe Moureaux, au cours de laquelle le vice-premier ministre MR a déclaré : "Molenbeek, c’est plus court pour être à l’étranger", Laurette Onkelinx estime au micro de Bertrand Henne : "C’est grave. Et ce qu’a dit Didier Reynders est d’autant plus grave qu’il s’agit d’un ministre en exercice qui s’exprime. Enormément d’habitants de Bruxelles se sont sentis meurtris par cela : vous avez énormément de personnes d’origine étrangère qui sont nées ici et qui sont à Bruxelles depuis bien plus longtemps que Didier Reynders et qui se sont senties mal. Bruxelles est riche de sa diversité : il faut le dire".

Laurette Onkelinx poursuit : "Il y a pour le moment dans le débat politique des invectives, des insultes qui n’en finissent pas. Et je suis écœurée par cela. Il faut que ça se termine. Et cela concerne parfois des membres du PS et parfois d’autres mandataires. Philippe Moureaux est mon ami et c’est un grand serviteur de l’Etat mais il a dérapé quand il a parlé de la RTBF et de Goebbels. Olivier Maingain a dérapé quand il a fait un signe d’égalité entre Charles Michel et l’extrême-droite : Charles Michel est un homme de droite assumé, je lui reproche d’être parfois méprisant par rapport à celles et ceux qui cherchent du boulot et qui n’en trouvent pas, mais ce n’est pas le copain de Marine Le Pen. Non, contrairement à ce qu’a affirmé Laurent Louis, le monde politique n’est pas un repère de pédophiles ! Non, le PS de Schaerbeek n’est pas un repère de nazis ! Mais qu’est-ce que c’est que ces invectives continuelles qui rabaissent le débat politique ?"

"Sans espoir il n’y a pas de croissance"

Laurette Onkelinx détaille aussi les  propositions que son parti présentera à ses partenaires gouvernementaux en matière de relance économique : il s’agit d'un plan en dix points. "A côté de la rigueur, il faut une relance, il faut donner de l’espoir. Sans espoir il n’y a pas de croissance", selon elle. Elle préconise, entre autres, des baisses de prix obligatoires dans la distribution, un livret d'épargne pour "irriguer l'économie belge", des réductions de cotisations de 1000 euros pour le premier emploi, la revalorisation des pensions, l'octroi d'avantages à l'embauche de travailleurs peu qualifiés, des aides aux chercheurs et aux doctorants et le lancement d'obligations européennes pour financer des projets d'infrastructure en Belgique.

La vice-Première ministre socialiste veut que la Belgique soit prête "à entrer dans le pacte de croissance" européen lorsqu'il sera lancé. Ce "plan de relance structuré" doit encore être discuté au sein du gouvernement à partir du mois de juin.

A.L. avec B. Henne

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