Laurent de Briey (e-change) : "Penser et agir autrement via la co-construction"

Co-initiateur du mouvement politique pluraliste e-change, Laurent de Briey est l’invité du Grand Oral RTBF/Le Soir ce samedi 30 mars sur La Première et ce dimanche 31 mars sur La Trois.

Il livre ses réflexions moins de deux mois avant les élections générales du 26 mai et commence par commenter l’échec récent du vote de la loi Climat.

On pourrait l’appeler la « coalition carbone » : un groupe de partis flamands a voté contre la loi Climat dans la nuit de jeudi à vendredi. Certains y voient la scission d’un pays, Laurent de Briey y retrouve simplement la complexité du monde politique belge. « Un monde qui n’aide pas à créer les convergences nécessaires pour apporter des réponses structurelles à ce type d’enjeux, ce n’est pas nouveau ».

Mais que répondre à tous ces jeunes qui se sont mobilisés ces dernières semaines ? Beaucoup ne comprennent pas cette réponse du monde politique. « Les jeunes ont réussi à faire bouger les lignes. Leur mobilisation est impressionnante et doit être saluée. Il ne faut pas perdre espoir et poursuivre le mouvement. Il faut surtout suivre l’après élection, il y a un rendez-vous à ne pas manquer, une fenêtre d’opportunités plus intéressante qu’aujourd’hui ». Le mouvement n’a pas été vain, assure-t-il: « Le monde politique a eu une prise de conscience ».

L’essence d’e-change

Lancé il y a plus de deux ans, e-change est un mouvement politique pluraliste. Il veut construire une transition entre le monde d’hier et d’aujourd’hui et redonner confiance dans l’action politique. Pour ce faire, le mouvement travaille sur différentes thématiques (transition économique, mobilité, justice, énergie, migration, par exemple).

A la veille des élections du 26 mai, e-change organise une série de débats publics visant à faire converger les représentants politiques de bords différents, sur base du travail préalable d’e-change. Quelle différence avec un débat politique classique ? « Les débats qu’on peut voir à la télévision mettent en exergue les divergences entre les partis. Nous voulons faire l’opposé, c’est notre originalité ».

Il a dit

A propos du pacte d’excellence (il est le chef de cabinet de la ministre de l’Education Marie-Martine Schyns). L’école est-elle conservatrice ? « Regardez ce qui se passe les jeudis. Si elle forme des conservateurs, elle rate ».

L’échec de la réforme des APE est un échec pour la majorité et pour l’opposition, selon lui : « On ne marque pas des points en faisant capoter le décret d’un opposant. Aux yeux du citoyen, c’est le système politique dans son ensemble qui échoue ».

E-change ne veut pas devenir un parti : « Nous voulons jeter des ponts entre ce qui existe déjà. Il y a de toute façon déjà trop de partis. Des coalitions seront nécessaires pour mener à bien de nombreux défis à venir. Ce n’est pas un parti de plus qui va aider à cela ».

Laurent de Briey met à l’honneur Françoise Bertiaux (MR), récemment retraitée de la vie politique « Elle a beau avoir été l’opposante de la ministre dont je suis chef de cabinet, elle l’a toujours été dans un sens profondément constructif. Je salue son engagement ».

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