La Wallonie veut généraliser l'éducation sexuelle et affective à toutes les écoles

Mi-janvier, une adolescente a été victime d'un choc toxique lié à l'utilisation d'un tampon
Mi-janvier, une adolescente a été victime d'un choc toxique lié à l'utilisation d'un tampon - © LOIC VENANCE - AFP

La Wallonie entend avancer sur la généralisation et l'harmonisation de l'Education à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) afin que chaque jeune reçoive les mêmes informations, a affirmé la ministre régionale de la Santé, Christie Morreale (PS), interrogée mardi après-midi en commission du Parlement de Wallonie à la suite du décès, mi-janvier, d'une adolescente victime d'un choc toxique lié à l'utilisation d'un tampon. 

"Je soutiens la généralisation et l'harmonisation de l'EVRAS dans toutes les écoles sur la base des recommandations 'santé' internationales de l'OMS, de l'UNESCO et de l'IPPF (International Planned Parenthood Federation)", a précisé la ministre.

Dans ce cadre, "il serait opportun de consulter des professionnels de la santé (médecins, gynécologues, infectiologue, etc.), des professionnels du social et de la promotion de la santé ainsi que des professionnels de l'éducation afin de construire un référentiel commun EVRAS utilisable en Wallonie", a-t-elle ajouté.

Il faut aussi libérer la parole sur les règles

"J'entends à cette fin collaborer étroitement avec mes collègues de la Fédération Wallonie-Bruxelles afin de mettre sur pieds des unités d'enseignement EVRAS en fonction de l'âge des élèves. Un travail de concertation - d'abord entre acteurs de terrain et de l'enseignement, ensuite avec les administrations et cabinets bruxellois et de la FWB - et l'élaboration d'un plan stratégique global sont les outils fondamentaux d'une généralisation effective, efficace et efficiente de l'EVRAS en milieu scolaire", a poursuivi Christie Morreale en pointant également la nécessaire sensibilisation des professionnels de la santé aux questions de sexe et de genre afin d'éviter les retards de diagnostic.

"Il faut aussi libérer la parole sur un sujet - les règles - qui fait partie du quotidien de la moitié de la population afin que des questions, aussi anecdotiques que 'avez-vous vos règles? ' ou 'portez-vous un tampon? ' se banalisent lors d'un examen", a encore estimé la ministre.

Cette dernière est par ailleurs revenue sur le rapport de l'agence nationale française de sécurité sanitaire - alimentation, environnement, travail - (ANSES) mettant notamment en évidence la présence de pesticides dont l'utilisation est interdite en Europe dans des protections intimes externes. "Ces constatations sont interpellantes mais relèvent de la compétence du fédéral", a conclu Christie Morreale. 

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