La Wallonie veut convaincre le commissaire de l'agriculture des faiblesses de la PAC

Le commissaire européen de l’Agriculture était en visite mardi en Wallonie.
Le commissaire européen de l’Agriculture était en visite mardi en Wallonie. - © EMMANUEL DUNAND - AFP

Le commissaire européen de l’Agriculture était en visite mardi en Wallonie. Phil Hogan a tenté de convaincre le Ministre-Président, le ministre de l’Agriculture et un panel d’organisations agricoles du bien-fondé de sa réforme de la politique agricole commune. Cette PAC suscite, non sans raison beaucoup d’inquiétude chez les éleveurs et les agriculteurs

La réforme inquiète par plusieurs côtés et avant tout parce qu’elle réduit le montant des aides. Le Ministre-Président wallon, Willy Borsus anticipe une perte de l’ordre de 10%. "Peut-être plus suivant les critères qui seraient effectivement définis. Il y a donc des inquiétudes légitimes dans les fermes."

Nous, quand on investit, c'est sur vingt ans, la stabilité est donc très importante

La situation alarme d’autant plus les cultivateurs et les éleveurs wallons que leur équilibre financier dépend des aides européennes. Pour Manuel Tilmant qui exploite une ferme dans le Namurois, ces changements incessants de la politique agricole sont un vrai problème. "Si on veut que des jeunes puissent s’installer, il faut une stabilité, il faut qu’ils sachent vers quoi ils vont. Nous, quand on investit, on n’investit pas pour deux ou trois ans, on investit sur vingt ans, donc la stabilité est très importante."

Les agriculteurs reprochent aussi à la PAC nouvelle formule de fausser la concurrence. La réforme ne tient pas compte de conditions de production très différentes, explique Manuel Tilmant : "Les règles sociales ne sont pas du tout les mêmes et à côté de ça, nous vendons les céréales exactement le même prix".

Les critiques ne manquent donc pas à l’égard du plan 2021-2027 de la PAC. Les syndicats agricoles les ont répétées ce mardi à Phil Hogan. Le gouvernement wallon a, lui, tenté de convaincre le commissaire européen que des adaptations restent aussi possibles que souhaitables.

 

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