La Wallonie manque-t-elle de fermeté pour stopper la peste porcine?

Les mesures prises en Wallonie pour contenir la peste porcine vont dans le bon sens mais manquent de fermeté. Le Comité Scientifique auprès de l’AFSCA vient de produire un rapport. En filigranes, le Comité pointe un manque de fermeté des autorités wallonnes. 
Le problème majeur, écrit le Comité Scientifique, c’est la surpopulation de sangliers contre laquelle les autorités n’agissent pas radicalement.

Quasi un élevage
Surdensité et propagation de la peste sont étroitement liés. Selon le rapport livré à l’AFSCA, la surpopulation est clairement liée au nourrissage. Il est sensé dissuader les sangliers de ravager les cultures et les propriétés privées en les retenant dans les bois. Mais certains gestionnaires de chasse dénaturent le concept. C’est un point sur lequel insiste aussi InterEnvironnement Wallonie qui parle de quasi élevage en forêt.

Interdiction… mais partielle
La première réaction du ministre Collin dans cette crise a été d’interdire le nourrissage dans la zone contaminée et de demander à ses agents de le surveiller de plus près là où il est autorisé. Mais selon l’AFSCA, cela ne suffit pas. Il faut l’interdire partout et systématiquement.

Réduire les populations
Et puis, il faut aussi réduire le cheptel en commençant par les femelles et les jeunes mâles. Or, selon Lionel Delvaux d’InterEnvironnement Wallonie, le ministre n’a guère montré d’enthousiasme pour ces dispositions: "Ce qu’il faut, c’est surtout s’assurer que les chasseurs tirent les laies et pour cela, il faut mettre en place des contrôles et pénaliser les chasseurs qui ne le feraient pas. Là-dessus, rien n’a été fait."

Allongement de la période de chasse
René Collin assure le contraire. On va probablement tirer 30% de sangliers en plus cette année, dit-il, puisque la période de chasse est prolongée. Mais le ministre n’évoque pas de sanctions.

Pas assez de détermination
Les mesures prises en Wallonie pour lutter contre la peste porcine africaine vont dans le bon sens, selon l’AFSCA. Éradiquer la maladie est difficile mais semble possible, dit l’agence, cependant pas sans prendre des dispositions beaucoup plus radicales que celles en vigueur aujourd'hui.
A ce jour, environ 400 carcasses de sangliers ont été ramassées. Un peu moins de la moitié étaient infectées, singulièrement celles récoltées autour des villages de Buzenol, d’Ethe et du camp militaire de Lagland".

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