La Wallonie comptera bientôt 2266 lits médicalisés en plus en maisons de repos

En Wallonie la moitié des 48.000 places disponibles en maison de repos sont médicalisées. C’est trop peu ! Comme ils y entrent de plus en plus tard, les résidents ont souvent besoin de soins supplémentaires. Depuis 2013, on n’avait jamais réévalué cette demande. Mais le secteur a fait ses comptes : il manque plus de 2000 lits médicalisés.

2266 places adaptées de plus

Aujourd’hui, on entre souvent dans une séniorie à 78 ans quand on est un homme et à 81 ans si on est une femme. Et généralement, vers cet âge, on a besoin de soins et de traitements supplémentaires. Mais l’offre de services n’est pas suffisante.

Le gouvernement wallon a admis qu’il fallait y répondre. Christie Morreale, ministre wallonne de l’Action sociale, va consacrer cette année 22 millions d’euros à la transformation de 2266 places "classiques" de maison de repos. Elles pourront désormais accueillir ceux qui doivent passer leur retraite dans des maisons de repos et de soins.

Pas plus cher

L’argent sera consacré à l’engagement de personnel spécialisé : kinésithérapeutes, infirmiers, ergothérapeutes… Cela devrait rendre du confort aux résidents et alléger la tâche des agents actuellement en fonction mais sans qu’il en coûte davantage aux résidents puisque c’est la Région qui assure cette charge.

La transformation va toucher cette année 141 institutions sur les 602 agréées en Wallonie. 254 lits seront adaptés en province de Luxembourg, 215 dans le Namurois, 259 en Brabant wallon, 551 en province de Liège et 987 dans le Hainaut.

C'est bien, mais ce n'est pas suffisant

"C’est une décision positive car elle répond à un besoin réel, se réjouit Caroline Guffens, codirectrice de l’asbl Bien Vieillir, qui prône un changement de regard et d’approche sur le vieillissement.

 "Mais il faut arrêter d’associer systématiquement vieillissement aux notions de charge, de dépendance ou de besoins de soins. Il ne faut pas apporter une réponse médicalisée à chaque senior, précise Caroline Guffens. Nous réclamons davantage d’anticipation et une vision plus transversale. Le vieillissement, ça doit faire l’objet d’un véritable projet de ville, avec un aspect santé, mais également logement ou mobilité par exemple".

"Beaucoup de personnes arrivent en maison de repos sans l’avoir choisi. Et une majorité de la population ne veut pas y aller. La plupart des seniors souhaitent vivre chez eux. Il faut donc aussi augmenter l’offre de services à domicile", ajoute la responsable de cette association.

L’asbl Bien Vieillir a interpellé le gouvernement régional (les cabinets Morreale et Dermagne) en début de législature, pour réclamer une politique différente et concertée avec le secteur. Elle répète son appel à l’occasion de cette 1ère annonce du gouvernement.

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