La visite éclair en Belgique d'Yves Leterme, l'expert en affaires courantes

Mardi 18 décembre, minuit. Yves Leterme descend d'un avion à Zaventem en provenance de Suède, son lieu de résidence. Il est en Belgique pour inaugurer un buste en son honneur à la Chambre ce mercredi. Mardi minuit, il reçoit alors un sms. "Est-il possible de vous avoir demain matin à la RTBF, sur La Première, pour une interview sur la crise actuelle ? Vers 7h45 ?". C'était un peu trop tôt, mais Yves Leterme sera là à 8h. 

L'ancien Premier ministre, grand manteau d'hiver, le costume et la cravate toujours ajustés, est bien présent au rendez-vous. Devant les écrans du studio de radio qui retransmettent la fin du journal de 8 heures, le voilà qui décroche son téléphone et fait les cents pas. A l'autre bout du fil, c'est celui qui est encore actuellement son président de parti, Wouter Beke. On ne saura pas ce que les deux hommes se disent. 8h20, Yves Leterme entre en studio. "Cette démission vous rappelle-elle de mauvais souvenirs ? Comment se passe une démission chez le Roi ? Vaut-il mieux des élections anticipées ou un gouvernement en affaires courantes ?" Les questions fusent, Yves Leterme n'est pas déstabilisé, les démissions et les affaires courantes, ça le connait.

8h40, l'interview se termine. Un assistant de la VRT vient le chercher pour l'emmener vers leurs studios. Et rebelotte. "Et on pourrait vous avoir en invité dans De Afspraak aussi ? C'est à 20h30 ?". "Qu'est-ce que je fais ce soir à 20h30, fait mine de réfléchir celui qu'on appelait il y a 10 ans "Monsieur 800.000 voix" en référence à son score lors des élections de 2007 au Sénat. Ça devrait aller ! Vous avez mon numéro pour régler les détails ?"

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La visite éclair en Belgique d'Yves Leterme, l'expert en affaires courantes © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

La tradition du buste en bronze

Mais si Yves Leterme était en Belgique ce mercredi, ce n'était pas pour faire la tournée des médias, encore moins pour parler de son expérience en tant que Premier ministre ayant le plus connu les affaires courantes, mais bien pour inaugurer à la Chambre un buste en bronze à son effigie, comme c'est le cas de chaque Premier ministre belge. Être en Belgique le lendemain de la chute du gouvernent tient donc complètement du hasard.

"C'est une journée spéciale pour moi parce que la chute du gouvernement hier éveille la mémoire de l'époque 2008-2011, période très difficile lors de laquelle le risque d'instabilité et l'impact d'instabilité étaient encore plus grands qu'aujourd'hui", se souvient-il. 

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