La ville d'Ottignies et le ministre Borsus s'écharpent au sujet d'une antenne GSM

Le projet d'une antenne GSM, le long de la ligne de chemin de fer à Limelette, pose question.
Le projet d'une antenne GSM, le long de la ligne de chemin de fer à Limelette, pose question. - © Tous droits réservés

Le Ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme, Willy Borsus (MR), vient d’autoriser l’implantation d’une antenne GSM à Limelette, sur le territoire d’Ottignies-Louvain-la-Neuve. La ville avait pourtant déposé un recours auprès de la région, pour empêcher cette construction, jugée trop proche d’une école. Le ministre n’a pas retenu ses arguments.

C’est une information qui a fait grand bruit au mois de novembre dernier. La ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve apprenait le projet de l’opérateur de télécommunications Orange, de construire une grande antenne GSM le long de la ligne de chemins de fer. Outre les conséquences environnementales, la ville pointait comme problème l’emplacement de l’antenne, située à quelques centaines de mètres seulement d’une école. "La ville se base sur le principe de précaution, expliquait à l’époque la bourgmestre Julie Chantry (Ecolo). On estime que par rapport à une implantation, c’est trop proche par rapport à des populations fragiles et sensibles que sont des enfants en bas âge, on estime que ce n’est donc pas une bonne chose d’implanter une antenne là."

Des arguments balayés par la Commission sur les recours

C’était la troisième fois qu’un opérateur de radiocommunications tentait de placer une antenne à cet endroit. Et cette fois, le projet a été accepté. Il a d’abord été validé par la Commission d’avis sur les recours, puis a été suivi par le ministère de l’Amménagement du Territoire. Dans un communiqué, le ministère évoque le fait qu’elle respecte toutes les règles (notamment celle de la proximité avec l’école qui se trouve à 372 mètres de l’antenne). Il ajoute qu’elle sera également importante pour l’opérateur de réseau Infrabel, pour des raisons de sécurité.

Malgré ces arguments, la ville n’a pas du tout apprécié la façon de communiquer de l’autorité régionale et l’a bien fait savoir. "Il aurait été plus correct que la Ville, qui avait introduit le recours, soit prioritairement informée de la décision. Cette manière de faire traduit sans doute le malaise du Ministre par rapport à cette décision et sa crainte de réaction des citoyens (une pétition a déjà recueilli les signatures de plus de 800 opposants à cette antenne)."

La ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve attend le prochain collège communal pour mettre cette affaire à l’ordre du jour et se pencher sur la question des nouvelles mesures à prendre.

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