La variante britannique du Covid-19 circule aussi en Belgique, confirme le ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke

Interrogé à la Chambre sur le sujet, le ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke (SP-A) a confirmé que la variante britannique du Covid-19 circulait en Belgique. Des cas de contamination ont été confirmés.

Détection possible via les tests PCR des cas de contamination à la variante britannique

A un moment où, avec l’arrivée de la vaccination et alors que les chiffres de l’épidémie sont moins inquiétants et qu’un retour à la normale pouvait être envisagé, "nous voyons surgir un nouveau danger", a expliqué le ministre de la Santé, à propos de cette variante B 1.1.7 "britannique".

Le ministre confirme que l’analyse du génome a démontré la présence de cette variante en Belgique. C’est le Centre national de référence qui l’a constaté. Le ministre de la Santé a chargé le Professeur Herman Goossens, le président de la taskforce chargée des tests de mettre au point un projet pilote. "Sur base de tests PCR bien charpentés, nous pouvons prévoir si nous sommes confrontés à ces variants dangereux. C’est ce que nous avons fait pour une série de patients anversois", explique Franck Vandenbroucke. Il s’agit de cas assez récents. Les tests PCR ont été effectués après le 2 janvier.

Les tests PCR ont permis d’identifier des échantillons suspects. Un deuxième test PCR a alors été effectué qui permet de prévoir assez efficacement la présence de certains variants, dans ce cas-ci le B 1.1.7, a expliqué le ministre de la Santé. Un séquençage du génome permet ensuite de confirmer si l’on est bien en présence de ce variant.

Au moins 6 cas sur 17 sont des cas de contamination au variant britannique

Le ministre de la Santé explique que les équipes du Professeur Goossens ont examiné 17 foyers de patients. Après un premier test PCR, 8 foyers sur 17 ont été considérés comme des cas de contamination à la variante britannique du virus. Un séquençage du génome a permis de confirmer 6 de ces 8 cas. On attend encore les résultats pour les deux autres cas. Mais pour le ministre de la Santé, "on peut dire que 8 cas suspects sur 17 peuvent être identifiés comme étant liés à la variante du P 1.1.7.

La contamination à la variante britannique ne vient forcément du Royaume-Uni

Sur les huit cas confirmés ou en passe de l’être, trois cas n’ont aucun lien avec l’étranger. Il s’agit de patients qui sont restés en Belgique. Pour les cinq autres cas, il s’agit de personnes qui ont eu un lien avec l’étranger, mais pas la Grande-Bretagne. Il s’agit aussi de liens avec le Liban, Dubaï et la Suisse.

 

Des indications que la variante britannique progresse en Belgique

Selon le ministre de la Santé, les tests PCR organisés au niveau des laboratoires fédéraux, "nous savons qu’il y a une augmentation significative des tests qui indiquent que nous sommes en présence de cas variants suspects".

"C’est une évolution qui nous préoccupe, parce que nous serions confrontés à un nouveau danger", a estimé le ministre de la Santé.

Franck Vandenbroucke a demandé que les données recueillies par le Professeure Goossens à Anvers soient intégrées dans l’analyse faite à l’échelle du pays. "J’attends pour demain soir, au plus tard, une actualisation des analyses et des avis, des conseils sur ce que nous devons faire", a expliqué le ministre de la Santé.

Le ministre a évoqué une réaction rapide. Cependant, il ne s’avance pas encore sur d’éventuelles mesures à prendre, en attendant les résultats de l’analyse demandée.

Selon Franck Vandenbroucke, les mesures traditionnelles d’hygiène et de sécurité prises jusqu’à présent sont aussi efficaces contre les "mutants". Il mise aussi sur le respect de la quarantaine, sur l’isolement des personnes contaminées et sur un contrôle efficace de l’application de ces mesures.

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